À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le responsable des affaires étrangères de la Russie, Sergueï Lavrov, a pris pour cible l’Europe. Selon ses déclarations, les nations européennes multiplient les obstacles pour faire obstruction aux discussions de paix portant sur l’Ukraine. Le ministre a estimé que cette attitude s’opposait directement aux volontés de l’administration menée par Donald Trump.
Dans son allocution prononcée, le dignitaire a martelé que son pays réaliserait ses buts militaires ukrainiens, indépendamment des situations rencontrées. Le ministre a assuré que la menace pesant sur la sécurité de l’État russe serait effacée et que les missions de l’opération militaire spéciale aboutiraient. Par ailleurs, il a exprimé l’opposition de son gouvernement à toute modification du Conseil de sécurité de l’ONU qui octroierait des places additionnelles à des nations occidentales telles que l’Allemagne et le Japon, qualifiés d’engagés sur la voie du militarisme.
Concernant le Moyen-Orient, le représentant russe a fait part de la disposition de Moscou à apporter son aide pour apaiser la situation dans le détroit d’Ormuz. Cette prise de position intervient peu de temps après le refus formulé par Donald Trump concernant une offre iranienne visant à rouvrir rapidement ce passage maritime stratégique pour l’économie mondiale. Le ministre a insisté sur la nécessité d’instaurer de la confiance entre l’Iran et les pays du Golfe et arabes pour bâtir un cadre régional pérenne.
Première discussion ministérielle germano-russe depuis le début du conflit
Avant son intervention devant l’assemblée internationale, le ministre russe a eu un échange avec son homologue allemand, Johann Wadephul. Il s’agit de la toute première entrevue de cette nature depuis le déclenchement de l’offensive russe en Ukraine. Cette discussion s’est déroulée au milieu de tensions exacerbées entre Berlin et Moscou, notamment après l’imputation par l’Allemagne de l’envoi d’un drone piégé sur l’aéroport de Leipzig au mois d’août. Les deux États ont par la suite procédé à la fermeture de leurs consulats respectifs.
Les porte-parole de la délégation allemande ont rapporté que Johann Wadephul avait sommé Moscou à s’écarter de toute escalade envers l’Allemagne, l’Europe et l’Otan. La même source a souligné que les agressions hybrides ou les tentatives d’attentat ne diminueraient en rien la résolution de Berlin à épauler l’Ukraine. Le représentant allemand a également décrié les attaques répétées visant les civils ukrainiens, tout en affirmant que la position russe demeure précaire en raison des pertes humaines et des difficultés économiques croissantes de la Russie. Pour l’Allemagne, l’issue logique du conflit demeure l’arrêt des hostilités, le départ des forces russes et l’établissement d’une trêve durable.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
