L’administration américaine intensifie sa pression sur les Européens pour contrer la flambée des tarifs énergétiques. Jeudi 1er octobre, le gouvernement des États-Unis a exhorté les pays d’Europe à rendre disponible, sans délai, davantage de carburant sur le marché. En l’absence de mesures immédiates, Washington menace d’interdire les exportations de gazole américain à destination du continent européen.
Une menace pour l’approvisionnement européen
Le président américain Donald Trump a confirmé qu’il pourrait exiger des Européens qu’ils puisent dans leurs réserves stratégiques de gazole pour enrayer la hausse des prix. Cette démarche vise à soulager le marché intérieur américain à l’approche des élections de mi-mandat, le prix du diesel aux États-Unis ayant fortement progressé depuis le début du conflit avec l’Iran.
Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a publié un message sur les réseaux sociaux affirmant que les partenaires européens devraient honorer leurs engagements et fournir des volumes supplémentaires pour faire face aux perturbations actuelles. De son côté, le ministre de l’Énergie, Chris Wright, a souligné qu’une mise en circulation coordonnée des stocks de diesel s’impose à l’approche de la saison hivernale.
Une telle interdiction des exportations américaines porterait un coup dur à l’Europe. Le continent dépend en effet de manière accrue des carburants provenant d’outre-Atlantique depuis la cessation des approvisionnements en provenance de Russie, tout en faisant face à une diminution de ses capacités de raffinage locales.
Une riposte coordonnée de l’Union européenne
Face à ces exigences, les pays de l’Union européenne se réunissent d’urgence pour formuler une réponse unie. Une rencontre a été programmée entre la Commission européenne et les différents États membres. Des discussions ont également impliqué le Royaume-Uni et plusieurs capitales européennes, dont la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Irlande.
Les nations concernées ont acté le principe d’une riposte concertée face aux injonctions américaines, dans un contexte jugé délicat en raison de la dépendance européenne aux importations et des tensions sur les réserves énergiques mondiales.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
