Les cinq participants au scrutin destiné à désigner le visage de la social-démocratie pour l’élection présidentielle de 2027 se sont opposés durant près de trois heures. Cette confrontation finale réunit l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, le dirigeant du Parti socialiste Olivier Faure, l’ancienne candidate Ségolène Royal, ainsi que les députés Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel.
Le premier tour de cette sélection interne est fixé aux 9 et 10 octobre. Dès l’entame de l’émission, les échanges ont été vifs en raison d’une séquence vidéo diffusée sur internet, dans laquelle Raphaël Glucksmann reprochait à Ségolène Royal des manœuvres en direction de l’exécutif. L’ancienne ministre a qualifié cette sortie d’agression à connotation sexuelle et d’atteinte à la dignité des femmes. Après une intervention d’Olivier Faure appelant à des excuses, Raphaël Glucksmann a exprimé ses regrets.
Retraites, éducation et fiscalité au menu
Concernant la réforme des retraites de 2023, les candidats ont affiché leur volonté commune d’abroger ce texte jugé injuste, tout en divergeant sur les seuils d’âge à retenir. Par ailleurs, Jérôme Guedj a jugé légitimes les revendications des lycéens face aux mouvements de blocage, tout en condamnant les violences. Emmanuel Maurel a quant à lui plaidé pour la suppression de Parcoursup et le retour aux anciennes filières du baccalauréat.
Sur le plan économique et fiscal, Emmanuel Maurel a suggéré de supprimer des niches fiscales et de recourir à un emprunt citoyen. Ségolène Royal a défendu le rétablissement de l’impôt sur la fortune. Olivier Faure a pointé le coût des mesures d’allègement de charges proposées par sa rivale et plaidé pour la taxation des multinationales ainsi que l’application de la taxe Zucman. Raphaël Glucksmann a également insisté sur la taxation des plus hauts patrimoines et des profits élevés.
Des divergences marquées sur les alliances et l’international
Le positionnement vis-à-vis de La France insoumise a provoqué de nouvelles passes d’armes. Jérôme Guedj a reproché à Olivier Faure d’entretenir des passerelles fragilisant son camp. Ségolène Royal a pour sa part accusé Raphaël Glucksmann de vouloir annexer la formation socialiste tout en ciblant la gauche radicale pour se rapprocher de la droite, ce que l’intéressé a contesté.
Enfin, les questions internationales ont opposé les candidats sur le dossier ukrainien. Ségolène Royal a affirmé que le conflit aurait pu être évité et a estimé nécessaire d’engager un dialogue avec Vladimir Poutine, s attirant des critiques de la part de Jérôme Guedj. Raphaël Glucksmann a pour sa part plaidé pour une autonomie de défense européenne face à la menace russe.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
