Les autorités fédérales américaines ont procédé à l’arrestation d’un ingénieur d’OpenAI, mis en cause pour avoir dissimulé un microphone dans une pièce réservée aux réunions de la direction à San Francisco. Abdulrahman Alfozan, âgé de trente-cinq ans, fait l’objet de poursuites pour interception de communications, un délit passible d’une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement. Washington a qualifié cette intervention de mesure de sécurité nationale.
Embauché en juillet 2025 par le créateur de ChatGPT, le mis en cause a comparu devant un juge. Il demeure incarcéré dans l’attente d’une nouvelle audience fixée au 19 octobre. Le procureur fédéral Craig Missakian a insisté sur la dimension sécuritaire de ce dossier. De son côté, Jay Clayton, directeur du renseignement américain et dirigeant d’un groupe de travail de la Maison Blanche sur l’intelligence artificielle, a estimé que cette situation souligne l’importance d’obtenir la victoire dans le domaine de la technologie avancée à l’échelle internationale.
D’après le résumé de la plainte publié par le ministère de la Justice, le matériel clandestin a été repéré le 30 septembre par le service de sécurité de l’entreprise. Dissimulé dans du papier toilette et branché sur le port USB d’un téléviseur, l’appareil avait été installé deux jours auparavant. Les investigations ont montré qu’il renfermait des données chiffrées. Les réunions qui se déroulaient dans cet espace concernaient des projets de produits, des activités de recherche ainsi que des discussions avec les institutions publiques.
L’enquête mentionne que l’ingénieur avait exploité un outil de productivité afin de consulter les informations relatives aux salles de réunion et aux agendas de la direction. Par ailleurs, un compte d’assistant intelligent associé à son épouse a effectué des recherches entre le 24 et le 30 septembre concernant la fabrication de matériel d’enregistrement audio, l’écoute en direct et le chiffrement de cartes mémoire. Un second équipement comparable a également été découvert dans un sac lui appartenant.
OpenAI a transmis les faits au FBI. L’entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle a indiqué avoir eu recours à ses propres technologies pour identifier le salarié, réduire progressivement ses accès, puis prononcer son licenciement le 9 octobre, en lien avec les enquêteurs.
À ce stade, les charges retenues contre l’ingénieur ne concernent ni l’espionnage économique ni le vol de secrets industriels. Un porte-parole d’OpenAI a précisé qu’aucune compromission n’a été constatée concernant le code source, les données des utilisateurs ou les paramètres déterminant le fonctionnement des modèles. Aucune implication d’un commanditaire étranger n’a pour le moment été établie par le ministère.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
