La décision ukrainienne de reprendre les frappes contre les raffineries russes suscite de vives tensions avec Washington. Le président américain Donald Trump a qualifié cette reprise d’attaque de « honte » lors d’une intervention sur la chaîne Newsmax, reprochant à son homologue ukrainien de faire progresser les tarifs mondiaux du pétrole.
Le dirigeant des États-Unis a également estimé qu’il était plus ardu de collaborer avec le chef de l’État ukrainien qu’avec Vladimir Poutine. Selon lui, le président ukrainien ne représente pas le profil adéquat pour parvenir à une entente, ajoutant douter de sa réelle volonté de négocier la paix.
De son côté, Volodymyr Zelensky avait indiqué un peu plus tôt que la période de pause concernant ces frappes était « levée », en réaction à des bombardements russes ciblant des installations énergétiques ukrainiennes. Cette décision intervient en contradiction avec l’annonce d’une trêve énergétique voulue par Washington, sur laquelle Moscou n’avait pas formulé d’accord.
Conséquences sur le terrain et mesures de sécurité
Sur le territoire ukrainien, les attaques russes ont provoqué des dégâts importants et des coupures d’électricité d’urgence, notamment à Kiev signalées par le fournisseur d’énergie privé DTEK. Dans la région de Volhynie, des frappes de drones ont coupé l’alimentation électrique de 370 000 personnes, touché une entreprise à capitaux étrangers et fait deux blessés selon le gouverneur régional Roman Romaniuk. La police nationale a par ailleurs dénombré cinq blessés à Ouman après qu’un immeuble d’habitation a été touché.
Face aux hostilités, la Pologne a mobilisé des avions de chasse pour surveiller son espace aérien, une démarche qualifiée de préventive par ses forces armées, qui n’ont relevé aucune violation frontalière. En parallèle, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir touché un navire de fret ainsi qu’un centre logistique dans la région d’Odessa.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
