Le passage de Katie Zacharia à la tête du service de presse de la présidence américaine aura été de courte durée. En poste depuis une semaine, la juriste de 41 ans a quitté ses fonctions, ainsi qu’en a témoigné un haut responsable américain. Le directeur de la communication de la présidence, Steven Cheung, a entériné cette décision. L’intéressée va se voir confier de nouvelles missions qui seront explicitées ultérieurement.
Donald Trump lui-même l’avait incitée à réévaluer sa situation. Le président américain a indiqué lui avoir suggéré de se retirer lors d’un échange avec des journalistes. S’exprimant à ce sujet, le dirigeant a estimé qu’elle avait subitement fait l’objet d’un traitement sévère de la part des journalistes, bien qu’elle ne se soit adressée qu’à des organes de presse conservateurs.
Une controverse autour du diplôme d’avocate
Le départ de la porte-parole fait suite à des révélations de la presse indiquant qu’elle n’était pas avocate, contrairement à ses déclarations initiales. Interrogée par un animateur de la chaîne Fox News, elle a concédé avoir échoué à l’examen du barreau tout en affirmant s’être préparée à vivre en Chine. Elle a ensuite exercé comme juriste dans un cabinet d’avocats chinois à Pékin, avant d’expliquer n’avoir jamais repassé l’examen à son retour en raison de ses maternités successives.
Lors de sa première intervention publique, marquée par une impression laborieuse, la porte-parole avait également été confrontée à des difficultés au pupitre. Ses multiples entretiens accordés à des plateformes et chaînes de télévision conservatrices n’ont pas permis d’atténuer la polémique, l’exposant au contraire à des questions poussées sur son parcours et ses qualifications.
Un record de brièveté
Avec seulement cinq jours d’exercice, Katie Zacharia devient la porte-parole la plus éphémère de l’histoire récente de la présidence des États-Unis. Ce départ précipité rappelle la valse des conseillers observée lors du premier mandat de Donald Trump, surpassant notamment l’éviction en 2017 du responsable de la communication Anthony Scaramucci intervenue en onze jours. Avant d’accéder à ce poste, elle avait également occupé pendant six semaines les fonctions de porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure, avant de démissionner en invoquant l’éloignement de ses proches demeurés en Californie.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
