Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a rejeté les déclarations émanant de Kiev concernant une interruption des transmissions de données. En déplacement à Samarcande, en Ouzbékistan, le secrétaire d’État a assuré qu’il n’y avait eu « aucune pause » dans le partage de renseignements avec l’Ukraine. Il a ainsi réagi aux propos de Volodymyr Zelensky, qui avait affirmé que les États-Unis avaient rétabli ces échanges après une suspension.
Interrogé par les journalistes l’accompagnant lors de sa visite, Marco Rubio s’est interrogé sur la provenance de telles affirmations. Le secrétaire d’État a par la suite enjoint le dirigeant ukrainien à se focaliser sur les efforts nécessaires pour « mettre fin à la guerre » opposant son pays à la Russie.
Tensions accrues et exemptions de sanctions
Ce recadrage intervient dans un contexte de regain de tensions diplomatiques entre Washington et Kiev. Le président américain Donald Trump a publiquement reproché, dimanche, à son homologue ukrainien de ne pas manifester le désir de clore le conflit armé. Ces frictions font suite à la signature, vendredi, d’un décret présidentiel par Donald Trump dispensant la Russie de nouvelles sanctions de la part des États-Unis. Cette décision concrétise un pacte conclu par les autorités américaines et russes autorisant de nouveau l’importation de diesel russe sur le sol américain.
L’administration américaine lie directement ces mesures aux conséquences des frappes ukrainiennes menées contre des infrastructures pétrolières russes, qu’elle accuse d’avoir provoqué une forte augmentation des tarifs du gazole dans les stations-service des États-Unis, constituant un enjeu politique de premier plan à l’approche des élections législatives de mi-mandat prévues le 3 novembre.
Un contexte de violences persistantes
Sur le terrain, les hostilités se poursuivent. Une frappe imputée à la Russie a causé la mort d’une femme et endommagé un bâtiment résidentiel comportant 25 étages au cœur de la capitale ukrainienne, Kiev, au cours de la nuit de dimanche à lundi.
Concernant les perspectives diplomatiques, et interrogé au sujet d’une information de presse évoquant une proposition du président russe Vladimir Poutine d’organiser une rencontre en novembre avec ses homologues américain et chinois Xi Jinping — en l’absence de l’Ukraine —, Marco Rubio est demeuré prudent, indiquant ignorer si ce projet avait abouti, tout en rappelant la volonté de Donald Trump de voir ce conflit s’achever.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
