Le tribunal a tenu l’audience concernant l’élue de La France Insoumise (LFI) à Paris. Le ministère public a exigé à son encontre une condamnation de dix mois d’emprisonnement assortis d’un sursis, combinée à une interdiction de se présenter à des élections pendant une durée de deux ans. Cette procédure fait suite à la diffusion d’une publication sur le réseau social X, effacée depuis, dans laquelle elle reprenait les propos d’un participant à l’attentat commis en 1972 à l’aéroport de Lod-Tel-Aviv.
Durant l’audience, l’accusation a estimé que ce message s’apparentait à un hommage dépourvu de recul critique envers l’auteur de l’attaque meurtrièremontrant vingt-six victimes. La magistrate a insisté sur le fait que le contexte géopolitique ne pouvait constituer une immunité. La juridiction doit rendre sa décision le trente novembre.
Prises de position politiques et débats
Le coordinateur national de LFI, Jean-Luc Mélenchon, a vivement réagi sur internet après l’énoncé des réquisitions, reprochant au camp présidentiel une soumission aux exigences du dirigeant israélien Benjamin Netanyahu. De son côté, l’élue visée a choisi de garder le silence lors des débats, après avoir fustigé une volonté de l’intimider et de museler l’opposition.
Les parties civiles, par la voix de l’avocate de l’Organisation juive européenne Andréa Assor Doukhan, ont rappelé la portée des messages écrits. Un témoin dont la parente a survécu à l’attentat historique a également exprimé son incompréhension face aux agissements de l’élue. En défense, l’ancien responsable de rédaction Alain Gresh a évoqué une bévue liée à la rapidité d’utilisation des plateformes numériques pour justifier le partage.
Tensions autour du dossier
Les échanges ont également porté sur la situation démographique et les événements au Proche-Orient, provoquant des vives réactions sur les bancs. La défense, représentée notamment par l’avocat plaidant la relaxe, a également dénoncé un climat d’acharnement et des fuites médiatiques erronées concernant une prétendue possession de substances illicites durant la garde à vue de la mise en cause. À l’issue des audiences, un groupe de sympathisants a acclamé la militante.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
