La fintech britannique Revolut a officialisé l’obtention d’une licence bancaire en France, un jalon majeur pour son développement sur le continent européen. Cette autorisation représente la seconde licence de l’entreprise au sein de l’Union européenne, après celle obtenue précédemment en Lituanie. Le groupe disposait par ailleurs d’une accréditation similaire au Royaume-Uni depuis le mois de mars.
D’après les déclarations du directeur général Nikolay Storonsky, cette implantation hexagonale vise à façonner un établissement financier novateur destiné à plus de trente millions d’usagers en Europe de l’Ouest. Le dirigeant a justifié ce choix en évoquant un environnement réglementaire solide et une attractivité financière reconnue. Dans cette optique, l’organisation prévoit d’inaugurer son siège pour l’Europe de l’Ouest dans la capitale française en 2027.
Une stratégie d’expansion continentale à deux pôles
L’entité française entamera ses activités en desservant d’abord les usagers hexagonaux, avant d’étendre progressivement ses services vers l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Portugal ainsi que l’Irlande. En parallèle, la structure lituanienne conservera un rôle fondamental pour les opérations menées dans les autres territoires de l’Espace économique européen. La direction ambitionne ainsi de structurer ses activités européennes autour de ce dispositif à double pôle.
Pour soutenir son développement, l’entreprise a indiqué l’an dernier son intention d’injecter plus d’un milliard d’euros et de procéder à l’embauche de quatre cents personnes dans le pays. Ces nouveaux effectifs permettront notamment d’étoffer les équipes dédiées aux règles d’éthique et à la prévention du blanchiment de capitaux, apportant ainsi des réponses face aux critiques formulées ces dernières années sur le respect des exigences réglementaires.
Des résultats financiers en forte progression
Comptant plus de soixante-quinze millions d’utilisateurs à l’échelle mondiale, l’organisation cherche à concurrencer les acteurs majeurs du secteur. Fin mars, elle a communiqué une augmentation de soixante-cinq pour cent de son bénéfice net pour l’exercice précédent, atteignant 1,3 milliard de livres, soit l’équivalent de 1,5 milliard d’euros. De surcroît, sa valorisation a atteint 115 milliards de dollars, représentant environ 100 milliards d’euros, à la suite d’une cession secondaire d’actions intervenue fin juillet. Enfin, la néobanque ambitionne également d’obtenir une accréditation bancaire aux États-Unis.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
