La Corée du Nord a réagi à la décision américaine de diminuer la voilure concernant les exercices conjoints avec la Corée du Sud. Kim Yo Jong, sœur du dirigeant nord-coréen, a fait savoir tard dans la soirée de mercredi que ces manœuvres conservent leur dimension agressive et provocatrice, et ce malgré la réduction de leur durée et de leur ampleur. Dans un communiqué transmis par les canaux officiels, elle a précisé que son pays jugeait inutile de commenter ces décisions et n’y portait aucun intérêt.
La sœur du dirigeant a également mentionné d’autres entraînements militaires organisés plus tôt dans l’année par Washington et Séoul, tout en pointant du doigt le projet sud-coréen d’acquérir des sous-marins dotés d’une propulsion nucléaire. Concernant les échanges évoqués par le locataire de la Maison-Blanche, Kim Yo Jong a infirmé l’existence de toute communication entre les deux dirigeants. Interrogé par la presse au début de la semaine, Donald Trump avait assuré que le dirigeant nord-coréen avait répondu à une sollicitation d’échange. Le texte officiel publié par Pyongyang ne recourait pas aux accents belliqueux habituels, relevant simplement que les liens unissant les deux hommes demeurent excellents et que le dirigeant nord-coréen conserve de bons souvenirs de son homologue américain. Cette position suggère une volonté de préserver le contact tout en aspirant à des gains diplomatiques plus conséquents.
Interrogé à son tour sur la perspective d’un sommet avec Kim Jong Un avant la fin de l’année, Donald Trump a confirmé qu’il le ferai, tout en s’abstenant de confirmer l’existence d’une correspondance épistolaire, tout en insistant sur la bonne entente mutuelle. Cette prise de position publique s’est produite peu de temps après la confirmation par les autorités militaires américaines et sud-coréennes de l’allègement des manœuvres Ulchi Freedom Shield, initialement programmées sur onze jours. Le président américain avait exigé du Pentagone une diminution significative de ces opérations, justifiant sa décision par une excellente relation avec le dirigeant nord-coréen et par l’absence de soutien de la Corée du Sud dans le conflit impliquant l’Iran.
Du côté de Séoul, des représentants ont souligné que cette directive américaine est intervenue sans consultation préalable, provoquant la perplexité de la population locale et des interrogations sur la solidité de la posture défensive bilatérale. L’institution militaire sud-coréenne a explicité que la modification des paramètres de l’exercice répondait à une exigence de Washington. Par conséquent, les opérations en cours se sont achevées un vendredi au lieu de la date initialement fixée au 27 août, actant également la baisse du volume des exercices de terrain partagés. Ces entraînements, principalement axés sur des simulations informatisées de poste de commandement, visent à consolider la réactivité des alliés face à toute menace d’agression.
Quelques heures après l’annonce d’une future rencontre formulée par le président américain, l’armée sud-coréenne a signalé que la Corée du Nord a fait usage d’une dizaine de projectiles, identifiés comme des missiles balistiques de courte portée, un déploiement également repéré par Tokyo et Séoul.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
