Le député européen Raphaël Glucksmann a officialisé sa course pour l’élection présidentielle de 2027 au cours d’une intervention télévisée. Le co-président du parti de centre-gauche Place publique a indiqué qu’il briguerait l’investiture lors d’une primaire sociale-démocrate en octobre, mise sur pied conjointement par le Parti socialiste et sa propre formation. Affirmant avoir arrêté son choix avec gravité, il a déclaré vouloir redresser la France.
Le premier tour de cette désignation interne est programmé les 10 et 11 octobre, alors que les aspects pratiques du scrutin doivent encore être validés par les instances des deux partis. L’entourage de Raphaël Glucksmann exige l’adoption d’une charte des valeurs visant à proscrire tout pacte futur avec La France insoumise. D’autres figures socialistes ont officialisé leur participation à ce même processus, parmi lesquelles Ségolène Royal et les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, tandis que la position du premier secrétaire du PS Olivier Faure reste attendue.
Plusieurs personnalités politiques ont d’ores et faît apporté leur appui au candidat. À gauche, le sénateur Yannick Jadot a affiché son soutien à cette démarche. La composition de l’équipe de campagne intègre par ailleurs des profils issus de la macronie de gauche, tels que le député Sacha Houlié, l’ancien ministre Aurélien Rousseau ou l’ancienne conseillère Marguerite Cazeneuve, à qui incombe la coordination du programme. Daniel Cohn-Bendit s’est également rallié à sa formation.
Concernant le projet politique, Raphaël Glucksmann érige en priorité l’élévation du revenu net des travailleurs au moyen d’une réduction des prélèvements sociaux sur les salaires, une mesure devant être compensée par une imposition accrue des plus hauts patrimoines successoraux. L’eurodéputé a en outre formulé la promesse d’un plan de sauvetage consacré à l’école publique, tout en évoquant l’encadrement de l’immigration ainsi que des investissements ciblés vers la transition écologique, la réindustrialisation, la défense et l’éducation, avec pour ambition de contenir la dette et les déficits.
Cette officialisation engendre une conséquence directe sur le plan professionnel pour sa compagne, la journaliste Léa Salamé, qui présente le journal télévisé de la chaîne publique France 2 et doit se mettre en retrait.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
