Le dirigeant des États-Unis a paraphé jeudi un texte imposant une nouvelle appellation au lac Ontario, situé à la frontière entre les États-Unis et le Canada. Selon le chef de l’État, cette modification entre en vigueur sans délai. Cette initiative survient au milieu d’un climat de confrontation commerciale et diplomatique entre Washington et Ottawa.
Le locataire de la Maison Blanche a justifié cette démarche en soutenant que son pays assure la protection des Grands Lacs et qu’il revendique l’essentiel du volume de cette étendue, les zones les plus profondes se trouvant sur son territoire. Une carte exposée dans le Bureau Ovale affichait déjà cette désignation en caractères rouges. Le président a également évoqué d’éventuels changements pour d’autres espaces maritimes, mentionnant la possibilité de renommer l’Atlantique ou le Pacifique. Au commencement de son second mandat, il avait déjà ordonné de modifier le nom du golfe du Mexique en golfe d’Amérique.
La réplique du Premier ministre canadien
Le chef du gouvernement canadien Mark Carney a immédiatement repoussé cette appellation, dénuée de toute reconnaissance internationale. Sur le réseau social X, il a affirmé que le plan d’eau conserve son nom originel, écrivant que ce lieu se nomme le lac Ontario. Il a rappelé que le terme « Ontario » provient d’un mot huron, « Ontari’io », qui se traduit par une eau vaste et belle, un terme remontant à une époque antérieure à la Confédération canadienne et à la Déclaration d’indépendance des États-Unis. Le gouvernement provincial a de son côté mentionné le mot iroquois kanadario désignant une eau miroitante.
Cette situation s’inscrit dans un contexte de tensions douanières. Le président américain a reproché au Canada de dépouiller les États-Unis. À la suite de la rupture des pourparlers commerciaux, de nouvelles surtaxes américaines sont entrées en vigueur et Ottawa a riposté par des mesures dont l’application est fixée au 8 septembre.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
