La tenue du sommet du G20 Finances à Asheville, en Caroline du Nord, a suscité de vives réactions diplomatiques. La participation inattendue du ministre russe des Finances, Anton Silouanov, dont la venue n’avait pas été préalablement annoncée, a provoqué un net mécontentement parmi les alliés occidentaux.
Malaise et divisions autour de la Russie
Le ministre des Finances canadien, François-Philippe Champagne, a déploré un « malaise, sans aucun doute » découlant de cette participation. Les représentants européens ont également exprimé leur irritation, redoutant une normalisation des relations avec Moscou alors que les bombardements se poursuivent en Ukraine. Sous la pression de l’Union européenne, le ministre russe a été exclu de la traditionnelle photo de famille. Le commissaire européen à l’Économie, Valdis Dombrovskis, a estimé qu’il ne convenait pas de banaliser la présence russe à de telles assises.
Pour leur part, les États-Unis ont défendu le dialogue. Le secrétaire américain au Trésor et hôte de l’événement, Scott Bessent, a affirmé que cette participation n’avait « pas eu d’impact » sur l’issue des discussions. Il a ajouté qu’il demeurait primordial d’échanger pour parvenir à la fin du conflit.
Le transport maritime et l’isolement de Pékin
Au terme de deux journées de pourparlers, les ministres des Finances ont endossé un texte soutenant la libre circulation maritime, exigée sans frais dans le secteur visé, tout en qualifiant la sécurité des voies navigables et la résolution des conflits d’essentielles pour une croissance durable. Toutefois, ce document n’a pas recueilli l’unanimité.
Scott Bessent a regretté l’échec d’un consensus total, pointant l’opposition de la Chine. Pékin a effectivement rejeté plusieurs volets du texte, incluant le passage consacré au transport maritime, celui lié aux déséquilibres internationaux — faisant référence au large excédent commercial chinois — ainsi que les orientations relatives au traitement de la dette souveraine des pays en crise.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
