Ce premier mardi de septembre, exactement 11,6 millions d’écoliers, collégiens et lycéens ont repris le chemin des établissements scolaires après les deux mois de repos estival. Pour encadrer cette rentrée, 851 500 professeurs ont également fait leur retour.
Une baisse des effectifs dans le second degré
Le ministère observe une diminution des effectifs d’une année sur l’autre, expliquée par le recul de la démographie, soit un total de 161 000 élèves de moins. Dans le détail, le second degré rassemble 5 583 500 inscrits. Le collège regroupe précisément 3 321 950 enfants, tandis que le lycée en comptabilise 2 261 550, un chiffre incluant 667 200 jeunes inscrits en filière professionnelle. Ces scolarités se déroulent au sein de 7 000 collèges et 3 700 lycées, parmi lesquels 2 070 établissements professionnels, représentant près de 11 000 sites au total.
Concernant la composition des groupes, la moyenne s’établit à 30,5 inscrits par classe dans les filières générales et technologiques, contre 25,3 au collège et 18,7 dans la voie professionnelle. Du côté du budget, le montant annuel attribué par élève s’élève à 10 450 euros pour un collégien, atteint 13 020 euros pour un élève de lycée général ou technologique, et monte à 14 700 euros pour un lycéen professionnel.
Encadrement des téléphones et évolutions pédagogiques
La principale nouveauté réglementaire concerne l’interdiction de l’usage du téléphone portable au lycée, un dispositif qui s’ajoute à celui déjà en place dans les écoles et les collèges. Promulguée par Emmanuel Macron le 24 août, la loi s’applique dès ce premier septembre et impose le rangement des appareils selon les consignes internes. Les écouteurs et montres connectées sont également visés par cette interdiction. Des organisations syndicales et des fédérations de parents, telles que la FCPE et le SNPDEN, ont exprimé des réserves sur la complexité de son application et sur le délai de prévenance jugé trop court. Par ailleurs, la disposition du texte interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été invalidée par le Conseil constitutionnel.
Sur le plan pédagogique, des programmes inédits voient le jour en mathématiques, en français et en langues vivantes. L’évaluation du baccalauréat et du brevet accorde désormais un poids supérieur à l’orthographe, à la grammaire et à la syntaxe. De surcroît, les actions de prévention contre les violences sexistes et sexuelles sont intensifiées, et une séquence commémorative du 11 novembre est instaurée dès la classe de CM1.
À l’occasion de cette journée, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a adressé ses vœux à la communauté éducative dans une capsule vidéo, saluant les 1,2 million de professionnels mobilisés auprès des élèves. Enfin, l’UNESCO signale à l’échelle internationale que 273 millions de jeunes restent exclus du système scolaire, soit environ un individu en âge d’étudier sur six.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
