À l’approche de la rentrée 2026, la publication d’une note de l’Éducation nationale sur le salaire des enseignants fait réagir. Diffusée par la Depp, cette publication met en avant un salaire moyen dépassant les 3 000 euros, affichant plus précisément un montant moyen de 3 090 euros nets. Selon le document, l’élévation du salaire net constatée en 2024 s’explique en grande partie par la progression des primes, ainsi que par des revalorisations indiciaires appliquées sur la période, affichant une progression de 4,3 %.
Cependant, cette note fait l’objet de critiques concernant sa méthodologie. La publication ministérielle comporte un avertissement signalant un changement de mode de calcul et un recalcul par rapport au millésime antérieur, en raison de modifications déclaratives et conceptuelles issues de la source Siasp de l’Insee. De plus, les données présentées excluent Mayotte ainsi que l’ensemble des enseignants contractuels. La note précise que les analyses sur les années 2023 et 2024 ne permettent pas d’aboutir à une décomposition solide pour les agents non titulaires du public et les maîtres délégués du privé, en raison d’un manque de robustesse dans la mesure de leur temps de travail pour l’année 2023. Par conséquent, la publication se focalise exclusivement sur les titulaires du public et les assimilés titulaires du privé sous contrat.
Cette exclusion concerne des dizaines de milliers de personnes. D’après les chiffres communiqués, la note indique que 8 % des enseignants étaient des contractuels en 2024. Le volume de non-titulaires varie selon les niveaux : il atteint 2,4 % dans le premier degré public et 11,4 % dans le second degré, tandis qu’il s’élève à 15,9 % dans le premier degré privé sous contrat et 20,8 % dans le second degré. Le texte ministériel mentionne par ailleurs que ces personnels touchent une somme moyenne de 2 130 euros nets mensuels en 2024, qu’ils soient à temps complet, partiel ou incomplet. L’omission des 81 293 contractuels, dont les rémunérations s’avèrent plus basses, suscite des contestations sur l’image globale renvoyée par ces moyennes salariales à l’orée de la rentrée.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
