La Terre a connu une chaleur inédite pour un mois d’août depuis les premiers relevés, se trouvant à égalité avec le mois de juillet 2023 selon l’observatoire européen. Samantha Burgess, qui exerce les fonctions de directrice adjointe au sein du service Copernicus, a qualifié cette période d’exceptionnelle dans l’histoire climatique de la planète.
Les calculs effectués font état d’une température moyenne de l’air s’élevant à 16,96 °C à travers le globe. Cette valeur se situe 0,85 °C au-dessus de la moyenne calculée pour la période allant de 1991 à 2020. Elle dépasse en outre de 1,65 °C les repères de l’époque préindustrielle. En s’appuyant sur des données issues d’époques reculées, les scientifiques estiment que l’humanité n’a pas connu de telles conditions thermiques depuis 125 000 ans.
L’intervalle allant de juin à août s’est également révélé être le plus chaud à l’échelle planétaire, rejoignant le niveau de 2024. Sur le territoire de l’Europe occidentale, la saison estivale a surpassé les précédents records fixés en 2003, sous l’effet d’épisodes de chaleur qualifiés de précoces, persistants et d’une grande intensité.
Des répercussions sur les mers et les écosystèmes
Du côté des étendues marines, la température moyenne de surface a atteint un sommet en août, à égalité avec l’année 2024. Samantha Burgess met en avant ces relevés maritimes et atmosphériques pour illustrer l’influence directe du dérèglement climatique sur la multiplication des phénomènes extrêmes.
Simon Stiell, dirigeant d’ONU Climat, a insisté sur le fait que l’utilisation continue des énergies fossiles perpétue la surchauffe globale. Dans la même ligne, Friederike Otto, enseignante en climatologie à l’Imperial College de Londres, a mis en garde contre le rôle du réchauffement qui renforce l’intensité des épisodes liés au phénomène El Niño.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
