Un soldat colombien appartenant à la Légion étrangère française a réussi une spectaculaire évasion après avoir passé environ un mois aux mains de ravisseurs. D’après une source militaire haut placée, le caporal José Olger Melo Charry a profité d’un moment d’isolement pour neutraliser son gardien et s’emparer de son arme.
Une captivité de près d’un mois
Le militaire, âgé de 35 ans et en permission dans son pays d’origine, avait été intercepté au début du mois d’août sur un axe routier situé dans le département de Nariño, dans le sud-ouest du pays. L’enlèvement a été mené par l’Estado Mayor Central (EMC), une faction issue de la dissidence des ex-Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Durant sa détention, l’otage a été maintenu ligoté par le cou, les mains et les pieds, ses geôliers le considérant comme un détenu de grande valeur en vue d’une négociation.
Le front Franco Benavides avait officialisé sa détention dans un communiqué rédigé en français, garantissant son intégrité physique sous réserve de l’absence d’actions militaires hostiles dans le secteur. De son côté, le ministère français des Armées a suivi de près cette affaire, soulignant que le militaire ne disposait pas de la nationalité française et n’avait pas reçu l’autorisation de se rendre en Colombie.
Quatre jours de marche dans les Andes
Le jour de son escapade, le jeudi 3 septembre, le caporal a sollicité l’autorisation de s’isoler pour satisfaire un besoin naturel. Malgré des entraves aux poignets, il est parvenu à maîtriser son gardien avant de se jeter dans un cours d’eau. Après s’être débarrassé de ses liens, il a entrepris un périple pédestre de quatre jours à travers les montagnes andines.
Durant sa cavale dans cette zone contrôlée par des organisations criminelles liées au trafic de drogue et à l’orpaillage illégal, le fuyard a dû faire preuve de discrétion, se dissimulant dans la végétation ou derrière des rochers au passage des véhicules motorisés. Il a également pu s’entretenir par téléphone avec ses proches, qui ont aussitôt alerté les services de sécurité, et a partagé un repas chez un habitant local tout en redoutant d’être trahi.
Le dimanche suivant, le militaire a atteint un poste de police établi à Policarpa. Les autorités colombiennes ont par la suite confirmé l’issue de cette captivité, précisant qu’aucune demande pécuniaire n’avait été formulée par les ravisseurs.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
