La justice a tranché en appel dans le dossier de chantage à la vidéo intime visant l’ancien premier adjoint de Saint-Étienne. L’ex-maire de la commune a écopé d’une peine de quatre ans de prison ferme, identique à celle prononcée lors du premier jugement. En revanche, sa sanction d’inéligibilité a été augmentée pour atteindre dix ans, contre cinq années auparavant.
Arrivé libre à l’audience de la cour d’appel de Lyon, l’ancien édile est reparti menotté vers la détention moins d’une heure après le prononcé de la décision. Au moment de quitter la salle, il s’est adressé à la présidente en affirmant qu’elle venait de condamner un innocent, avant d’être conduit par les forces de l’ordre.
Un pourvoi en cassation annoncé
Sitôt le verdict connu, son conseil, Maître Jean-Félix Luciani, a indiqué qu’un pourvoi en cassation était engagé. L’avocat a exprimé son incompréhension et sa déception face à cette décision de justice, estimant que les arguments écrits et les pièces versées au dossier n’avaient pas été entendus.
La juridiction d’appel l’a jugé coupable d’avoir orchestré un chantage à l’encontre de son ancien premier adjoint et adversaire politique, Gilles Artigues. Les faits reposent sur un enregistrement réalisé au début de l’année 2015 dans un hôtel parisien, montrant ce dernier à son insu en compagnie d’un prostitué.
Le soulagement de la victime et le sort des complices
Soumis durant des années à la crainte d’une divulgation de ces images, l’ancien premier adjoint a témoigné de son apaisement au sortir de cette procédure judiciaire. Épuisé par ces années sous pression, il considère cette issue comme le terme de cette épreuve et la possibilité d’une reconstruction.
Par ailleurs, trois coaccusés issus de l’entourage de l’ancien maire voient leurs condamnations maintenues. Durant la procédure, ils avaient admis leur implication dans cette affaire tout en précisant avoir agi sur les instructions de l’édile.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
