Une mobilisation d’ampleur touche le pays, marquée par des actions menées par les professionnels de la pêche. Dès le début de la matinée, plusieurs dizaines de pêcheurs ont bloqué l’accès à un dépôt pétrolier à Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. Selon la préfecture, l’action paralyse la sortie du terminal à l’aide d’une cinquantaine de camions-citernes. Le mouvement a débuté plus tôt dans la semaine, avec des rassemblements similaires menés à Sète et à Port-Vendres.
Les professionnels de la pêche contestent la hausse des coûts d’exploitation et du carburant, ainsi qu’une détérioration constante de leurs conditions de travail et de la multiplication des contraintes administratives et réglementaires. Les comités régionaux des pêches d’Occitanie, de Paca et de Corse, accompagnés d’organisations de producteurs et de syndicats de marins, assurent que la contestation se poursuivra jusqu’à l’obtention de réponses concrètes. La ministre de la Pêche, Catherine Chabaud, a indiqué qu’elle recevra les représentants de la profession dans les prochains jours.
Diverses mobilisations sectorielles et citoyennes
Le secteur de l’énergie se mobilise également. Les électriciens et gaziers prévoient une grève très suivie pour manifester leur désaccord face à une possible remise en cause de leur tarif préférentiel. Alexandre Grillat, secrétaire général de la CFE Energies, a averti que si l’exécutif ne tient pas compte de cet avertissement, la contestation pourrait s’amplifier par d’autres moyens.
Dans le même temps, des mouvements de contestation sociale se multiplient à Paris et en région. À La Rochelle, un rassemblement citoyen a été initié sur fond de prix des carburants atteignant des niveaux record, le gazole se vendant en moyenne à 2,35 euros le litre. À Paris, le syndicat Alliance Police nationale appelle à manifester pour réclamer une revalorisation de la prime de risque, bloquée depuis 2019, tandis que le syndicat Un1té prévoit des actions similaires dans la capitale et à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle.
Enfin, une coalition regroupant des syndicats de pompiers, d’infirmiers, des associations de protection de l’environnement et des animaux ainsi qu’un collectif féministe doit manifester devant le ministère de l’Économie. Ces organisations demandent l’intégration de mesures d’urgence face au dérèglement climatique dans le budget 2027, incluant un plan pour les bouilloires thermiques, des financements pour la prévention des incendies et l’instauration d’une taxe sur les plus grands pollueurs.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
