Après sept mois d’affrontements contre l’Iran, le Pentagone a admis officiellement une situation de manque de munitions. Dans un document publié lundi, le ministère américain de la Défense indique que l’opération « Fureur épique », lancée à la suite de frappes conjointes israélo-américaines le 28 février 2026, a entraîné des tensions sur les réserves et mis en lumière des difficultés de renouvellement au sein du secteur industriel.
Un coût financier et des stocks sous pression
Le rapport de l’inspecteur général du Pentagone chiffre à environ 33,4 milliards de dollars le coût global de ce conflit pour la période allant du 28 février au 30 juin. Sur cette somme, près de 22,3 milliards de dollars ont été consacrés uniquement aux équipements tirés. Cette consommation massive a créé des tensions sur les inventaires stratégiques de la première puissance militaire mondiale.
Cette position tranche avec les déclarations passées de l’administration. En juin dernier, le gouvernement avait réfuté des informations de presse faisant état d’un rationnement des missiles intercepteurs. Le président Donald Trump avait assuré à plusieurs reprises que le pays possédait des réserves immenses, affirmant encore début septembre que les États-Unis disposaient de volumes de munitions pratiquement illimités. D’après les informations de la presse, cette limitation des stocks aurait toutefois conduit le chef de l’État à écarter de nouvelles offensives d’envergure contre Téhéran durant la période estivale.
Bilan des dégâts sur les infrastructures et les appareils
Le document officiel, qui se concentre sur les mois d’avril à juin 2026, dresse également le bilan des répercussions des ripostes iraniennes et de celles de ses alliés. Malgré l’utilisation importante de systèmes d’interception, plusieurs bases américaines situées dans la région ont subi des destructions et des dégradations touchant des centaines de bâtiments. Ces installations sont implantées au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Irak, à Oman et en Jordanie.
Concernant le matériel aérien, le texte du ministère recense quatre chasseurs F-15 détruits, un appareil F-35 endommagé, sept avions ravitailleurs KC-135 abîmés ou détruits, ainsi qu’un nombre atteignant jusqu’à trente drones d’attaque MQ-9 Reaper réduits à néant. Par ailleurs, des bâtiments diplomatiques implantés dans quatre nations — l’Irak, le Koweït, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis — ont également été touchés par les ripostes. Le rapport précise que plus de 50 000 militaires américains ont été mobilisés dans le cadre de cette campagne menée dans le Golfe.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
