L’institution monétaire a dévoilé les données de sa dernière étude sur les prévisions des ménages. Le taux médian d’inflation perçu sur les douze mois précédents s’est établi à 3,5 % en août, un niveau identique à celui de juillet. Concernant l’avenir, les anticipations d’inflation pour les douze mois à venir ont progressé pour atteindre 3,0 %, contre 2,9 % le mois précédent. À un horizon de trois ans, la projection s’est accrue à 2,9 % comparativement à 2,7 % en juillet, tandis que pour une période de cinq ans, elle s’est établie à 2,5 %, affichant une hausse face aux 2,4 % observés précédemment.
L’organisme indique que le doute entourant l’inflation pour l’année à venir a diminué, tout en demeurant supérieur aux seuils constatés avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient. Les analyses démographiques démontrent que les foyers du quintile de revenu inférieur affichent en moyenne des ressentis et des prévisions d’inflation supérieurs à ceux du quintile supérieur. De plus, les participants les plus jeunes, âgés de 18 à 34 ans, manifestent des indices inférieurs à ceux des tranches d’âge comprises entre 35 et 54 ans ainsi qu’entre 55 et 70 ans.
Revenus, dépenses et situation économique
Les perspectives des consommateurs concernant l’augmentation de leur revenu nominal sur les douze prochains mois demeurent stables, affichant une stagnation à 1,0 %. Les écarts persistent selon les ressources financières, puisque le quintile inférieur anticipe une progression de 1,7 %, contre 0,7 % pour le quintile supérieur. Pour ce qui est des dépenses nominales, le taux perçu sur l’année écoulée a grimpé à 5,2 %, dépassant les 5,1 % de juillet, alors que les prévisions pour les douze mois à venir restent fixées à 3,6 %.
Concernant l’activité économique générale, les prévisions de croissance à un an se maintiennent à un taux négatif de -1,2 %. En parallèle, les projections relatives au taux de chômage à douze mois reculent pour s’établir à 11,0 %, contre 11,2 % en juillet. Les disparités persistent au sein des foyers : le quintile aux revenus les plus modestes envisage le chômage le plus élevé, soit 13,4 %, alors que le quintile le plus aisé table sur le taux le plus faible, fixé à 9,4 %. Les consommateurs estiment que le chômage futur sera légèrement supérieur au niveau actuel perçu, évalué à 10,5 %, traduisant une stabilité globale du marché du travail.
Immobilier et conditions de crédit
Dans le secteur immobilier, les ménages prévoient une augmentation de 3,4 % de la valeur de leur logement sur les douze mois à venir, une proportion inchangée par rapport à juin. Cette hausse estimée est plus marquée chez les ménages du quintile inférieur (4,0 %) que chez ceux du quintile supérieur (3,2 %). Pour les taux d’intérêt des prêts immobiliers à un an, les anticipations demeurent stables à 4,9 %. Le quintile supérieur anticipe les taux les plus avantageux, évalués à 4,4 %, comparativement à 5,7 % pour le quintile inférieur.
Enfin, l’enquête relève un recul du pourcentage net de foyers signalant un durcissement de l’accès au crédit au cours des douze derniers mois, ainsi qu’une baisse de ceux s’attendant à des conditions de financement plus strictes à l’avenir.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
