À l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le président français Emmanuel Macron a pris la parole pour évoquer la situation au Proche-Orient. Le chef de l’État a notamment critiqué les actions menées par Israël en Cisjordanie, tout en soutenant que le Hamas n’opérait guère dans cette zone où l’Autorité palestinienne a son siège.
Le dirigeant français a également insisté sur la situation dans la bande de Gaza, s’interrogeant sur la crédibilité de la communauté internationale en cas d’inaction persistante. Il a déploré un spectacle inacceptable et humiliant, tout en rappelant que la solution à deux États constituait la condition indispensable pour garantir la sécurité d’Israël et de son peuple.
Une vive réplique du gouvernement israélien
Le bureau du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a vivement réagi à ces déclarations, estimant que l’absurdité des propos tenus par le président français s’avérait sidérante. L’exécutif israélien a rappelé que des terroristes du Hamas menaient des attaques fréquentes contre des Juifs et avaient assassiné de nombreux civils en Judée-Samarie, en employant la désignation biblique de la Cisjordanie.
L’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, s’est également exprimé pour qualifier le discours prononcé par le chef de l’État français à l’ONU de particulièrement déconnecté de la réalité.
Un contexte marqué par des violences en Cisjordanie
La polémique s’inscrit dans un climat de fortes tensions sur le terrain. Le bureau du Premier ministre israélien a rappelé le meurtre par balles d’un colon israélien, père de six enfants possédant également la nationalité française, abattu en Cisjordanie à la veille de Yom Kippour. L’armée israélienne a indiqué avoir appréhendé le tireur palestinien dans un hôpital avant de mener une opération dans son village d’origine, tandis qu’un membre du gouvernement israélien a réclamé son exécution en application d’une nouvelle législation.
De leur côté, les Nations unies ont recensé une moyenne d’environ six incidents violents quotidiens imputés à des colons extrémistes visant des Palestiniens ou leurs biens dans cette région.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
