L’agence spatiale américaine et l’entreprise Boeing ont présenté leur stratégie pour le retour en vol du véhicule Starliner. Un rapport de l’inspection générale, publié en juillet, reprochait à l’institution d’avoir trop fait confiance au constructeur et de ne pas avoir suffisamment testé la capsule. Malgré ces critiques et la fin prochaine de la Station spatiale internationale, le patron de la Nasa, Jared Isaacman, a confirmé un nouveau destin pour le programme, s’assurant ainsi d’un deuxième véhicule habité en plus du Crew Dragon de SpaceX.
Le premier vol test habité, initialement prévu pour durer huit jours en juin 2024, avait été marqué par des pannes de propulseurs et des fuites d’hélium. La capsule était rentrée vide, contraignant les astronautes Suni Williams et Butch Wilmore à prolonger leur séjour en orbite avant d’être rapatriés par SpaceX. Une équipe d’enquête interne avait par la suite publié un rapport contenant 61 recommandations, classant l’incident au niveau des accidents de type A, une catégorie réservée notamment à la perte de contrôle d’un véhicule.
Un calendrier précis et des modifications techniques
Pour remédier aux défaillances constatées, plusieurs modifications ont été entreprises :
- Gestion thermique : Boeing a ajusté la gestion de la chaleur autour des petits propulseurs du module de service.
- Vannes et composants : Le fabricant prévoit de modifier les vannes de ces propulseurs dont les joints se déformaient, tout en renouvelant les batteries, les propulseurs du module d’équipage et en retouchant les parachutes.
- Changement de lanceur : Le Starliner devra également être certifié pour voler avec la fusée Vulcan, appelée à remplacer l’Atlas V.
Afin de valider ces correctifs, la mission cargo Starliner-1 s’envolera vers la Station spatiale internationale sans équipage, au plus tôt en décembre 2026 ou en janvier 2027. Par la suite, la mission Starliner-2 transportera des astronautes « d’ici 2028 », sous le commandement de Woody Hoburg. Lors d’une conférence de presse, l’agence a indiqué une rallonge financière de 359 millions de dollars, soit environ 315 millions d’euros, dédiée à ces améliorations et à la certification du nouveau lanceur.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
