Le Brésil vit un rendez-vous électoral majeur avec l’ouverture des scrutins généraux. Près de 158 millions d’électeurs, sur une population totale de 214 millions d’habitants, sont appelés à désigner leurs représentants à différents niveaux de l’État. Les citoyens doivent choisir un président et un vice-président, les dirigeants exécutifs locaux de chaque région et du district fédéral abritant la capitale, des parlementaires nationaux et régionaux, ainsi qu’une partie des sénateurs fédéraux.
Le système présidentiel brésilien concentre les rôles de chef de l’État et de chef du gouvernement. La course à la présidence se polarise autour de deux figures principales. D’une part, le président sortant de gauche Luiz Inácio Lula da Silva, âgé de 80 ans et déjà au pouvoir depuis son retour en 2023, brigue un nouveau mandat. D’autre part, le sénateur Flávio Bolsonaro, âgé de 45 ans et fils de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro, se présente pour reprendre le flambeau. Jair Bolsonaro purge actuellement une peine de vingt-sept ans de prison ferme prononcée en septembre 2025 pour une tentative de coup d’État.
Les enquêtes d’opinion réalisées par Datafolha placent les deux favoris au coude à coude. Le président sortant recueille 39 % des intentions de vote au premier tour, tandis que son rival d’extrême droite atteint 36 %. En cas de second tour, prévu le dimanche 25 octobre, les scores projetés s’élèvent respectivement à 46 % et 44 %, avec une marge d’erreur de deux points. Les autres candidats, parmi lesquels figurent Augusto Cury, Ronaldo Caiado et Romeu Zema, ne dépassent pas la barre des 6 %.
Le Parlement voit également une large part de ses sièges renouvelée. Au Sénat, 54 sièges sur 81 sont en jeu, chaque région et le district fédéral élisant deux représentants pour des mandats de huit ans au scrutin majoritaire. À la Chambre des députés, les 513 sièges sont attribués à la proportionnelle, un mode de scrutin qui prend en compte les scores individuels et ceux des partis. Une organisation similaire s’applique aux assemblées législatives régionales.
Le vote s’effectue par voie électronique, une technologie déployée depuis trente ans pour éliminer les fraudes du bulletin papier. Les autorités soulignent qu’aucune fraude n’a été détectée depuis cette instauration, malgré les contestations soulevées par Flávio Bolsonaro à l’instar de son père. Le vote demeure obligatoire pour les personnes alphabétisées de 18 à 70 ans, sous peine d’amende et de restrictions administratives.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
