La tension s’accroit au Moyen-Orient avec de nouvelles frappes revendiquées par les rebelles houthis du Yémen. Soutenus par l’Iran, ces derniers ont annoncé avoir ciblé l’aéroport international de Riyad, la capitale de l’Arabie saoudite, ainsi qu’une raffinerie du géant pétrolier Aramco située à Rabigh. D’après le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, ces opérations ont également touché des aéroports et des sites militaires dans le sud du territoire saoudien, au moyen de drones, de fusées balistiques et d’engins propulsés.
Dans la capitale saoudienne, des habitants et des journalistes ont rapporté avoir entendu de puissantes explosions dans la soirée, entraînant des vibrations sur les bâtiments situés à proximité de l’infrastructure aéroportuaire. En parallèle, la coalition menée par l’Arabie saoudite a indiqué avoir conduit des frappes contre des objectifs militaires à Al-Hodeïda, grand port de la mer Rouge contrôlé par les rebelles. Le porte-parole de la coalition, Turki Al-Malki, a précisé que les forces navales avaient détruit des stocks d’armes, des mines et des installations abritant des bateaux piégés.
Déploiement militaire de la Turquie et du Pakistan
Face à ces attaques répétées, la Turquie et le Pakistan ont décidé d’agir. Liés à l’Arabie saoudite par un accord de défense mutuelle paraphé en août à La Mecque, les deux États ont officialisé l’envoi de troupes militaires dans le royaume. Réunis à Riyad, les représentants des trois nations ont validé la mise en œuvre immédiate de ce pacte afin de positionner rapidement les moyens et effectifs convenus. Dans un communiqué conjoint, les gouvernements signataires condamnent fermement les offensives visant les infrastructures économiques et civiles du pays, ainsi que les attaques attribuées aux rebelles contre les villes saintes de La Mecque et de Médine.
Cette mobilisation marque la première activation de ce dispositif sécuritaire unissant la deuxième armée de l’Otan, représentée par la Turquie, l’Arabie saoudite en tant que puissance du Golfe, et le Pakistan, identifié comme l’unique puissance nucléaire du monde musulman.
Contre-offensive des forces gouvernementales yéménites
Sur le plan intérieur, les hostilités ont repris en juillet entre l’exécutif yéménite et les forces houthis qui administrent une grande portion du pays depuis une décennie. Après une avancée rapide en septembre permettant aux insurgés de s’emparer de tout le littoral occidental le long de la mer Rouge, les forces gouvernementales ont répliqué. Soutenues par les avions de combat saoudiens, elles ont entamé une vaste contre-offensive afin de reconquérir les zones perdues et de menacer la capitale Sanaa, aux mains des combattants houthis depuis 2015.
La coalition dirigée par l’Arabie saoudite a confirmé apporter un appui aérien constant aux troupes loyalistes au sol, mobilisant des aéronefs militaires et réduisant à néant de multiples objectifs de grande valeur. De leur côté, les Houthis ont adressé un avertissement aux compagnies aériennes civiles, déclarant que l’espace aérien saoudien n’offrait plus de garanties de sécurité, à l’exception notable des sites saints de Médine et La Mecque.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
