La contestation menée par la jeunesse s’est intensifiée à travers le pays. Pour ce troisième acte, une trentaine de rassemblements ont été annoncés dans diverses métropoles, parmi lesquelles Bordeaux, Tours, Rennes, Brest, Strasbourg, Marseille, Montpellier, Toulouse, Lyon, Perpignan, Lille et Paris. Les autorités prévoyaient entre 150 000 et 200 000 participants sur le territoire national.
À Bordeaux, le cortège a rassemblé entre 8 500 personnes, selon la préfecture, et 40 000, d’après le syndicat FSU. Élèves, parents, étudiants et enseignants ont battu le pavé pour porter diverses revendications. Des lycéens ont notamment pointé du doigt les emplois du temps aux amplitudes horaires importantes, les salles surchargées, ainsi que la plateforme Parcoursup. L’état des infrastructures scolaires a également été vivement critiqué, entre des toitures fuyantes, des locaux anciens et la question des fortes chaleurs. Du côté des étudiants, la situation financière et le gel des aides personnelles au logement ont été mis en avant, tout comme la nécessité d’un soutien financier accru pour l’enseignement supérieur.
Partout en France, des blocages et des rassemblements ont touché de nombreux établissements. À Paris, le lycée Henri IV a notamment connu des actions de blocage en solidarité. Des enseignants et des parents ont pris part aux cortèges, formant parfois des chaînes humaines pour encadrer et protéger les jeunes face aux risques de tensions. L’Union syndicale lycéenne, l’Union étudiante ainsi qu’une intersyndicale de l’Éducation nationale s’étaient associées aux mots d’ordre de la journée.
Face à la contestation, le gouvernement tente d’apporter des solutions concrètes. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a précisé avoir demandé à l’ensemble des académies de repérer les structures touchées par des difficultés de remplacement, avec pour mission d’apporter une réponsé en un délai de huit jours. Cette mesure fait suite aux cinq chantiers prioritaires exigés par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui englobent la rénovation des bâtiments, une plus grande transparence sur Parcoursup et la résolution des absences de longue durée ou des postes non pourvus. Le ministre de l’Éducation nationale a par ailleurs fait état d’un bilan de 300 blessés, regroupant 215 élèves et 85 personnels, qualifiant cette situation d’inédite.
Le mouvement ne devrait pas s’arrêter là. Les organisations mobilisées prévoient déjà une nouvelle journée d’action pour le jeudi suivant.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
