La commission des députés a rejeté à la quasi-unanimité le volet des recettes du budget de l’État pour l’année 2027. Ce vote négatif s’est déroulé un vendredi, augurant de difficiles tractations pour l’équipe menée par le Premier ministre Sébastien Lecornu, alors que ces trois journées de discussions n’avaient constitué qu’une répétition générale autour de ce document financier.
Ce revers n’entraîne toutefois aucune conséquence immédiate sur le calendrier institutionnel. Le texte doit en effet revenir dans l’hémicycle dès le mardi suivant, cette fois dans sa version initiale telle qu’elle a été présentée par le gouvernement. Les travaux menés précédemment avaient pour objectif affiché de ramener le déficit public à un niveau de cinq pour cent du produit intérieur brut pour 2027.
Durant ces échanges en commission, les positions des différents groupes politiques ont largement divergé. Seuls les élus appartenant au groupe Renaissance ont apporté leur suffrage en faveur du projet. Du côté du MoDem, les députés ont préféré opter pour l’abstention. Les Républicains ainsi que le mouvement Horizons ont en revanche exprimé un vote défavorable à l’encontre de la copie amendée. L’ensemble des forces d’opposition, s’étendant de La France insoumise jusqu’au Rassemblement national, a également rejeté ce texte. Les discussions ont particulièrement été tendues en raison de la participation financière demandée aux personnes retraitées ainsi qu’aux différentes collectivités territoriales.
Par ailleurs, La France insoumise a soutenu que le projet budgétaire incluait des coupes financières concernant l’Éducation nationale, avec une baisse de crédits ainsi qu’une suppression de postes d’enseignants. Si un tel rejet de la section des recettes devait se reproduire au sein de l’hémicycle, cela aboutirait à un rejet global du texte dans son entièreté, sans même qu’il soit possible de procéder à l’étude des dépenses. Face à une telle perspective, le chef du gouvernement aurait la possibilité d’activer des ordonnances budgétaires, un mécanisme qui n’a encore jamais été employé et qui autoriserait l’adoption du budget sans le moindre vote, au terme d’une période d’examen de soixante-dix jours devant s’achever le dix-huit décembre.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
