Une nouvelle action s’est déroulée ce mardi 13 octobre, marquant la cinquième étape de la contestation menée par les élèves du secondaire. Cette journée a vu la participation d’étudiants, de salariés et de fonctionnaires venus soutenir les jeunes. Concernant la participation, les organisateurs recensent 480 000 manifestants sur le territoire national, tandis que le ministère de l’Intérieur en dénombre 161 000. Lors du précédent rassemblement du 6 octobre, les chiffres s’élevaient à 266 000 selon le ministère et à 450 000 d’après les sources syndicales.
Dans la ville de Lyon, la préfecture a comptabilisé 11 000 personnes, face aux 15 000 annoncées par les organisateurs. Le ministère de l’Éducation nationale fait état d’environ 5 % de professeurs de lycées grévistes pour cette journée, ainsi que de 214 établissements fermés administrativement. Le ministre de l’Éducation nationale tablait quant à lui sur 200 établissements bloqués. Par ailleurs, l’Union étudiante indique que 90 % des universités tricolores étaient bloquées ou fermées, contre 35 % recensées par le ministère de l’Enseignement supérieur.
Mesures de l’exécutif et réponses syndicales
Pour tenter d’apaiser la situation, le gouvernement a rappelé certaines actions. Le ministre de l’Éducation nationale a précisé que sur les 3 000 enseignants remplaçants promis pour les structures les plus en difficulté, 35 % des effectifs disponibles ont déjà reçu une affectation. En parallèle, un recrutement d’un millier de contractuels est engagé, avec une centaine de personnes déjà embauchées. Le ministre s’est également félicité de la hausse des participations sur la plateforme Agora, qui ont progressé de 76 500 à 86 000 contributions. Le Premier ministre, Sébastien lecithin — désigné sous le nom de Sébastien Lecornu dans les sources —, avait partagé sur X des données concernant les thématiques abordées par les élèves, incluant l’organisation du temps scolaire, le bâti et les questions matérielles, les absences d’enseignants, la taille des classes ainsi que l’orientation.
Ces propositions ne suffisent pas à convaincre l’intersyndicale de l’éducation, regroupant la FSU, l’UNSA Éducation, la FNEC-FP-FO, la CFDT EFRP, la CGT Educ’action et SUD Éducation, qui formule des demandes de créations de postes, d’augmentations de salaires et d’un plan pour les infrastructures scolaires.
Tensions sur le terrain et suites de la mobilisation
Le ministère de l’Éducation nationale a exprimé son inquiétude face aux violences, signalant un total de 147 agents blessés depuis le début des actions, dont 20 pour la seule journée de lundi, incluant cinq chefs d’établissement. À Lyon, le parcours a connu des heurts en fin de matinée et au début de l’après-midi, occasionnant des dégradations du mobilier urbain et de vitrines, avant que la préfecture ne demande l’interruption du cortège après de nouvelles échauffourées.
Les différents collectifs appellent d’ores et déjà à maintenir la pression, fixant un nouveau rendez-vous national pour le 17 octobre. De surcroît, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a lancé un appel à une grève générale et à manifester le 5 novembre.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
