Le chef de l’État américain, Donald Trump, a paraphé un décret visant à geler l’entrée en vigueur d’un nouveau train de sanctions et de taxes douanières visant la Russie. D’après ses explications transmises au Congrès, cette démarche répond aux intérêts souverains des États-Unis.
En septembre dernier, le dirigeant américain avait pourtant ratifié un texte législatif portant le nom de l’ancien sénateur Lindsey Graham, conçu pour accentuer la pression sur le pouvoir russe et son système économique. Cette mesure prévoyait des pénalités financières contre des figures politiques et militaires de premier plan, des établissements bancaires majeurs, ainsi que les navires composant la flotte fantôme de Moscou. La disposition intégrait en outre des barrières douanières visant les marchandises russes et celles importées par des nations maintenant leurs achats d’hydrocarbures auprès du Kremlin.
Ce recul sur les sanctions s’inscrit dans un contexte marqué par les récriminations répétées du locataire de la Maison-Blanche à l’encontre du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Cette suspension fait également suite à la divulgation d’un pacte passé avec le président russe Vladimir Poutine concernant l’approvisionnement en gazole, destiné à peser sur les tarifs des carburants à l’approche des échéances électorales de mi-mandat aux États-Unis.
Sur son réseau Truth Social, le président américain a détaillé les volumes prévus par ce compromis. Le dirigeant a indiqué qu’un premier volume de 300 000 tonnes de gazole serait immédiatement acheminé vers le marché américain et international. Un approvisionnement complémentaire de 500 000 tonnes est planifié pour le mois de novembre, suivi d’une livraison immédiate d’un million de tonnes. Enfin, en raison de la situation des installations de raffinage russes, un volume additionnel de 3 000 000 de tonnes doit être expédié à brève échéance.
La réaction de Kiev
Présent à Bruxelles pour s’entretenir avec des représentants européens au sujet du conflit armé, Volodymyr Zelensky a réagi à cette trajectoire diplomatique. Interrogé pour savoir s’il estimait subir les conséquences des difficultés politiques américaines à l’approche du scrutin de novembre, il a éludé la question par un sourire et un silence, avant de déclarer : « Voici ma réponse ».
Concernant l’entente pétrolière entre Washington et Moscou, le dirigeant ukrainien a affirmé que son pays rejette ce type de compromis, estimant qu’ils augurent d’arrangements similaires concernant le gaz. Il a exprimé la certitude que cette dynamique mènerait à la levée d’autres sanctions, touchant potentiellement le secteur bancaire, divers individus ou encore l’industrie chimique, tout en pointant des menaces pesant sur les avoirs gelés.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
