À l’approche de l’ultime scrutin de la présidentielle brésilienne, l’actuel chef de l’État et le sénateur conservateur se sont affrontés lors d’une première confrontation télévisée. Les échanges, tenus dans les studios de la chaîne Band à Sao Paulo, ont laissé peu de place aux projets programmatiques, laissant place aux passes d’armes et aux piques personnelles.
Crédité de 47 % des suffrages à l’issue du premier tour, le fils de l’ancien dirigeant Jair Bolsonaro a multiplié les charges contre le candidat de gauche qui brigue un nouveau mandat. Il a notamment exhibé la mention « corrompu » inscrite sur sa main en référence aux procédures judiciaires passées de son rival. De son côté, le locataire du Palácio do Planalto a qualifié son opposant de milicien et de clown, tout en l’interrogeant au sujet d’une investigation financière concernant un film sur son père. Les deux personnalités ont également débattu de thématiques telles que l’insécurité et l’inflation.
Durant la confrontation, l’attitude de l’élu conservateur, qui s’est posté derrière son opposant en multipliant les mimiques, a rappelé celle observée par le passé lors d’élections nord-américaines dans une optique de diffusion sur les réseaux sociaux. La tournure des échanges a contraint les modérateurs à interrompre brièvement les débats. Une ultime confrontation est programmée.
Mobilisations populaires à travers le pays
Au cours de la même journée, les sympathisants des deux prétendants ont investi l’espace public pour afficher leur rapport de force. Sur l’avenue Paulista à Sao Paulo, les partisans du sénateur de droite se sont rassemblés, un rassemblement évalué à environ 71 000 personnes par des chercheurs de l’Université de Sao Paulo. Parallèlement, le long de la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, un autre rassemblement a réuni environ 56 000 participants en présence de figures artistiques.
Les enquêtes d’opinion menées par l’institut Datafolha placent le candidat conservateur à 51 % des intentions de vote et le président sortant à 49 %, les plaçant au coude à coude en raison de la marge d’erreur.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
