Confronté à de graves difficultés financières, le groupe Gifi s’apprête à solliciter son placement en redressement judiciaire auprès du tribunal compétent. La direction a officialisé cette démarche dans un courrier adressé aux 6 000 salariés de la marque de distribution. Le président du directoire, Patrick Puy, a indiqué que cette décision vise à protéger l’entreprise tout en poursuivant ses activités.
Une situation aggravée par le marché et des difficultés de gestion
Le nouveau dirigeant a précisé dans sa communication que la conjoncture sur le marché s’est fortement dégradée au cours de la période estivale, impactant directement les performances de l’enseigne spécialisée dans les articles à bas coût. Les origines des difficultés remontent à un changement de système informatique raté survenu en 2023. Le groupe a également dû faire face à l’intensification de la concurrence, incarnée par d’autres enseignes physiques ainsi que par des plateformes de vente en ligne.
Par ailleurs, les banques actionnaires, qui étaient intervenues en 2025 à la suite de l’effacement d’un montant de 470 millions d’euros de dettes, ont choisi de ne pas injecter de liquidités supplémentaires. Pour faire face à ses problèmes de trésorerie, le réseau fondé en 1981 avait déjà pris plusieurs mesures, dont la fermeture de 11 points de vente et des discussions en vue de céder une trentaine de magasins au distributeur alimentaire Grand Frais, sur un total de plus de 500 implantations.
Conséquences pour les salariés et les points de vente
La direction a tenu à rassurer le personnel quant aux répercussions immédiates de la procédure. Le président du directoire a affirmé que le placement en redressement judiciaire n’entraîne aucun effet direct sur l’emploi et qu’aucun plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) n’est engagé pour le moment. Les contrats de travail restent inchangés et les magasins demeurent ouverts pour assurer la poursuite de l’activité commerciale.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
