La maison d’édition Boréal a officialisé la rupture de sa collaboration avec l’écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien. L’entreprise canadienne affirme que l’auteur a effectivement eu recours à l’intelligence artificielle pour rédiger son roman intitulé C’était ça ou mourir, en contradiction totale avec ses dénégations répétées.
Dans un communiqué officiel, l’éditeur a précisé que le livre ne sera pas réimprimé et qu’aucun autre ouvrage du même auteur ne sera publié à l’avenir. Cette décision survient après une période de soutien initial, la maison d’édition ayant indiqué une semaine auparavant ne posséder aucune preuve formelle de l’utilisation de l’intelligence artificielle.
Devant l’absence de transmission de documents complémentaires par le romancier, une investigation externe approfondie a été menée sur l’intégralité des versions de travail. Les conclusions obtenues ont mis en évidence des marques d’intelligence artificielle nichées dans les métadonnées de certains fichiers. La maison d’édition concède ignorer l’ampleur exacte de cette intervention technologique dans la genèse du texte, soulignant que le litige repose avant tout sur la rupture du pacte de confiance unissant un auteur à son éditeur.
Cette polémique trouve son origine dans les signalements du compte X Balance ton Claude, qui avait dénoncé une utilisation massive de l’intelligence artificielle au sein de l’œuvre. L’ouvrage avait par ailleurs été exclu de la sélection du prix Goncourt à la fin du mois de septembre, l’académie ayant pointé des plagiats ainsi que des analyses concordantes menées par des chercheurs et des journalistes.
Réactions dans le milieu littéraire
Philippe Claudel, président de l’Académie Goncourt, a partagé sa tristesse suite aux révélations de l’éditeur Boréal. Il estime que le secteur littéraire traverse une période charnière et que la question de l’identité des créateurs de textes devient centrale.
Le président de l’institution académique plaide pour une transparence accrue, suggérant que les ouvrages générés par des logiciels soient explicitement étiquetés afin de dissocier clairement les productions humaines des autres créations.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
