Les travaux du congrès du Rassemblement national se déroulant à Orléans ont été marqués par un incident notoire le dimanche 25 octobre. Au moment précis où le président du parti d’extrême droite entamait son intervention, plusieurs opposants ont réussi à s’introduire dans l’enceinte pour manifester leur désaccord. Ces individus ont immédiatement brandi une banderole comportant un message critique envers la formation politique et sa direction.
Cet affichage a provoqué une vive réaction au sein de l’assistance. Une altercation physique s’est déclenchée dans les gradins, durant laquelle un participant sous bannières du Rassemblement national a lacéré le support textuel. Les personnes à l’origine de cette contestation ont subi des agressions physiques avant l’intervention du service d’ordre. Au total, trois individus, comprenant deux femmes et un homme, ont été évacués de force sous les huées, tandis que d’autres militants scandaient des invectives à leur encontre.
L’origine de l’action revendiquée
L’Union des étudiants juifs de France a rapidement pris la parole sur les réseaux sociaux pour officialiser sa responsabilité dans cet événement. L’association a précisé s’être introduite sur les lieux pour s’insurger contre les positions du parti, contredisant ainsi la version défendue par la tribune. Face aux heurts survenus, l’organisation estudiantine a fait savoir qu’elle déposait une plainte formelle pour des faits de violences en réunion, évoquant des gestes d’étranglement et des coups lors de l’évacuation.
Pour tenter de calmer la situation et de redonner un semblant de dynamisme à son meeting, le dirigeant politique dont l’allocution venait d’être suspendue a pris l’initiative d’inviter ses partisans à entonner en cœur l’hymne national français. En outre, il a qualifié publiquement les perturbateurs de membres de l’ultragauche, les qualifiant d’ennemis de la démocratie et demandant à ses sympathisants de ne pas leur accorder d’attention médiatique.
Un journaliste également pris à partie
Les échauffourées ne se sont pas limitées aux seuls militants contestataires. Un reporter couvrant l’événement pour un site d’information a lui aussi été la cible du service de sécurité. Alors qu’il filmait l’action des manifestants, il a été exfiltré de la salle de manière brutale. Un agent de sécurité l’a poussé dans un escalier, tandis qu’une participante l’interpelait en lui lançant une insinuation xénophobe l’invitant à quitter le territoire national.
Ces incidents surviennent dans un contexte particulièrement tendu pour le mouvement politique, qui venait de reconduire son dirigeant à sa tête. Ce dernier a par ailleurs estimé que les polémiques récentes le concernant, notamment des écrits à caractère haineux exhumés par des organes d’investigation quelques semaines plus auparavant, appartenaient désormais au passé et que le sujet était définitivement clos.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
