La figure de proue de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, a officialisé son retour sur le territoire national. Celle qui détient le prix Nobel de la paix a partagé un message sur les réseaux sociaux affirmant sa présence auprès de ses concitoyens. Son allié et ancien candidat à la présidence, Edmundo Gonzalez Urrutia, a exprimé sa vive émotion face à cette rentrée sur le sol vénézuélien, saluant un moment important pour la population.
Un départ en 2025 et de multiples tentatives
Âgée de 60 ans, l’opposante s’était réfugiée au Panama. Elle avait déserté le pays à la fin de l’année 2025 afin de se voir remettre sa distinction internationale, après avoir vécu près de douze mois cachée durant une période de fortes arrestations consécutives à la réélection contestée du président Nicolas Maduro en 2024. D’après les informations de sa formation politique, Vente Venezuela, elle avait tenté à au moins sept reprises de regagner sa patrie, sans succès jusqu’à présent. L’intéressée n’a fourni aucune précision sur les modalités de son voyage de retour.
Quelques jours auparavant, un rassemblement de grande ampleur avait réuni des milliers de personnes pour réclamer le retour de l’opposante ainsi que la tenue rapide d’une élection présidentielle. Par ailleurs, son parti politique a formulé une demande visant à obtenir la suppression immédiate de son inéligibilité.
Réactions contrastées au sein de l’administration américaine
Le retour de la cheffe de l’opposition à Caracas interroge sur la posture de Washington. Le président des États-Unis, Donald Trump, a affirmé ignorer qu’elle était rentrée, tout en formulant le vœu qu’elle se trouve en sécurité. L’exécutif américain a précédemment affiché son appui à la présidente par intérim Delcy Rodriguez, ancienne adjointe de Nicolas Maduro, saluant des ententes commerciales et pétrolières nouées par des firmes des États-Unis. En septembre, le locataire de la Maison-Blanche avait estimé qu’il était trop tôt pour envisager un scrutin démocratique au Venezuela, tandis que le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, a récemment coprésidé la signature de contrats énergétiques avec Delcy Rodriguez.
Une lecture différente a été apportée par le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, qui attribue cette rentrée au pays aux pourparlers de réconciliation menés sous la houlette de Washington. Le secrétaire d’État a incité l’ensemble des forces politiques à appuyer ces pourparlers pour bâtir une démocratie durable. Pour sa part, Maria Corina Machado a affirmé qu’un pouvoir sérieux et démocratique constitue la seule garantie pour attirer les investisseurs internationaux.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
