Les forces armées d’Israël ont exécuté une vaste opération de sécurité à Hébron, en Cisjordanie occupée. Cette intervention fait suite à une attaque armée menée par deux Palestiniens, qui a coûté la vie à deux militaires israéliens tandis que trois autres ont été blessés à proximité de la localité. Les deux assaillants ont perdu la vie au cours d’échanges de tirs. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait annoncé une riposte d’envergure à la suite de cet événement.
Recherches ciblées et déplacements d’habitants
L’armée israélienne a précisé mener des investigations approfondies pour retrouver des activistes et des armements dans le secteur d’origine des assaillants. Les résidents quittant les zones visées sont orientés vers des passages spécifiques dotés de dispositifs de contrôle. Cette action militaire a provoqué le départ de nombreux résidents palestiniens. Le maire de Hébron, Youssef al-Jaabari, ainsi que le militant local Issa Amro évaluent à environ 250 le nombre de familles contraintes au départ, tandis que le gouverneur de la ville, Khaled Dudin, mentionne 150 familles. Des habitations vidées ont été marquées d’un signe distinctif par les militaires. Le gouverneur Dudin a publiquement contesté l’envergure de cette intervention, qualifiant la situation de sanction collective pour des personnes étrangères à l’attaque initiale. De son côté, le maire a confirmé que les services locaux s’organisent pour accorder un soutien logistique et des solutions d’hébergement provisoire aux personnes déplacées.
Contexte politique et sécuritaire
L’accès routier à Hébron a subi des restrictions par la fermeture des barrières d’entrée, obligeant les habitants à emprunter des points de contrôle piétons. Cette offensive se déroule à l’approche des élections législatives israéliennes fixées au mardi suivant. Benjamin Netanyahu fait face à une compétition électorale serrée contre l’opposition menée par l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot. Le ministre de la sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a plaidé pour la suppression de l’Autorité palestinienne. Par ailleurs, le chef du gouvernement a réitéré son opposition à l’établissement d’un État palestinien. En parallèle, l’association Yesh Din, qui œuvre pour la protection des droits de la personne, a répertorié 672 épisodes de brutalités de colons durant une période longue de vingt-six jours.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
