Les services officiels argentins ont officialisé le déplacement du sénateur brésilien d’extrême droite Flavio Bolsonaro et de ses proches. L’ensemble de la famille se trouve actuellement dans un aéronef les acheminant vers l’Equateur, après avoir quitté le territoire brésilien consécutivement à l’issue de la consultation présidentielle.
D’après un communiqué de la direction nationale des migrations en Argentine, le descendant de l’ancien chef de l’État Jair Bolsonaro a pénétré sur le sol argentin par voie terrestre. Les autorités compétentes ont certifié qu’il disposait de papiers de voyage en parfaite conformité, sans rencontrer la moindre entrave d’ordre juridique. Les informations de vol recueillies par le site spécialisé Flight Radar attestent d’un décollage en pleine nuit depuis la localité de Puerto Iguazu, située dans la zone nord-est argentine. La même source institutionnelle a précisé que le voyage s’effectue au moyen d’un appareil privé mis à disposition par la société de transport aérien Baires Fly S.A, avec pour point d’atterrissage la cité équatorienne de Guayaquil.
Ces évènements se déroulent alors que l’élu fait l’objet d’enquêtes portant sur des allégations de blanchiment de capitaux et de malversations financières. Au cours de la période récente, plus précisément au début de la semaine, il avait lui-même divulgué l’existence d’une décision de justice exigeant la restitution de ses documents d’identité internationale, tout en s’engageant à se soumettre à cette exigence. Il avait par ailleurs rejeté l’idée même d’une désertion du territoire national, qualifiant la mesure le visant d’exercice d’intimidation.
Avant que ce transit par l’Argentine ne soit officiellement établi, des organes de presse américains avaient évoqué une fuite en direction des États-Unis. Parallèlement, l’administration dirigée par Donald Trump avait fait part de son intention d’octroyer un document officiel d’entrée au protagoniste malheureux du scrutin. Du côté du pouvoir en place à Brasilia, le président sortant et vainqueur de l’élection, Lula, a qualifié ce départ d’attitude répréhensible, tout en admettant ne détenir aucun détail concret au moment où il s’exprimait.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
