Le scrutin de mi-mandat qui s’est tenu le 3 novembre aux États-Unis s’est soldé par une large victoire du camp démocrate, qualifiée de vague ou de tsunami par les observateurs. Face à l’ampleur de ces gains, qui ont permis à l’opposition de s’emparer de l’ensemble du Congrès en l’emportant au sein de fiefs conservateurs parmi lesquels figurent le Texas ou le Kansas, le président Donald Trump a fait savoir qu’il acceptait les résultats.
Interrogé lors d’un entretien téléphonique, le chef de l’État a indiqué être tout à fait disposé à composer avec ses opposants, tout en rappelant qu’il disposait d’un pouvoir de veto face aux futures lois votées par le Congrès. Il a également salué la performance de ses adversaires, estimant qu’ils s’étaient bien battus, tout en soulignant qu’il conservait une importante marge de manœuvre sur le plan diplomatique et militaire.
Refus d’un échec personnel et justifications
S’il a reconnu que la guerre contre l’Iran, jugée très impopulaire, avait pesé en partie sur l’issue du scrutin, Donald Trump a réfuté toute défaite personnelle. Selon lui, ce revers électoral ne lui était pas adressé et ne constituait qu’un moment dans le temps. Il a affirmé qu’il n’avait pas à se sentir coupable, soulignant qu’il ne figurait pas lui-même sur les bulletins de vote. Il a par la suite affirmé sur sa plate-forme en ligne qu’une participation de sa part aurait permis une large victoire.
Du côté de l’exécutif, un responsable de la Maison Blanche a abondé dans le même sens, soulignant que les partisans républicains se mobilisaient prioritairement lorsque le président se présentait directement. Ce même responsable a également pointé la qualité perfectible des candidats républicains, tout en louant l’investissement du président dans la campagne à travers de nombreux déplacements et meetings, bien que l’administration ait elle-même piloté la sélection des profils en lice.
Conséquences institutionnelles
La politiste Laurence Nardon a pour sa part estimé que cette victoire démocrate d’envergure rendait ardue toute contestation des résultats par le locataire de la Maison Blanche, tout en attribuant le succès de l’opposition au coût de la vie, à la corruption et à la brutalisation de la vie politique.
Sur le plan institutionnel, cette bascule des deux chambres du Congrès expose l’exécutif à de multiples enquêtes menées par la Chambre des représentants. De surcroît, la perte du contrôle du Sénat prive en grande partie le président de son pouvoir de nomination, en particulier en cas de vacance au sein de la Cour suprême.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
