Le verrouillage du détroit d’Ormuz se poursuit. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé que ce passage stratégique demeurera fermé tant que les exigences de Téhéran ne seront pas pleinement satisfaites par Washington. D’après cette puissante armée iranienne, le secteur maritime est désormais transformé en zone de combat.
Les exigences de Téhéran face à Washington
Malgré les déclarations de Donald Trump annonçant un déblocage imminent, les conditions posées par l’Iran augurent d’un important bras de fer. Mohammad Bagher Zolghadr, occupant la fonction de secrétaire au sein du Conseil suprême de sécurité nationale, a indiqué que l’administration américaine doit cesser définitivement ses opérations hostiles contre l’Iran et ses alliés en Irak et au Yémen, lever le blocus des ports iraniens et supprimer les sanctions économiques. Téhéran réclame également une indemnisation intégrale pour les dommages subis et le déblocage inconditionnel de ses avoirs financiers gelés.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a nié l’existence de pourparlers directs avec les États-Unis, évoquant seulement des échanges de messages par l’intermédiaire de tiers afin de rebâtir des bases de discussion. Il a écarté toute reprise du dialogue formel en raison des violations imputées à Washington concernant un précédent protocole d’accord conclu en juin. Des discussions se poursuivent toutefois avec Oman, l’autre riverain du détroit, pour définir un futur itinéraire, l’Iran refusant de revenir au statut antérieur et envisageant d’imposer de nouveaux frais de service.
Tensions régionales et répercussions économiques
Sur le plan international, la Chine a fait état d’une inflation tombée à 0,5 % en juillet, son niveau le plus bas depuis janvier, impactée par la crise immobilière et une consommation affaiblie. L’indice des prix à la production a également ralenti, s’établissant à 3,5 % sur un an.
La situation sécuritaire reste par ailleurs tendue au Moyen-Orient. Le ministère omanais des Affaires étrangères a condamné des attaques répétées contre des navires dans la zone, après qu’un pétrolier de la compagnie émiratie Adnoc a été touché par un missile iranien, selon les Émirats arabes unis. Dans le même temps, les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué une attaque de drone contre une raffinerie du groupe saoudien Aramco à Jazan, ainsi que des tirs visant des installations et des troupes saoudiennes. L’Arabie saoudite a confirmé qu’un incendie avait été maîtrisé sur son site de Jazan, tandis que le royaume a signé un pacte de défense mutuelle avec le Pakistan et la Turquie.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
