La course contre la montre pour retrouver des survivants en Colombie est entrée dans une phase décisive. Un puissant séisme de magnitude 7,4 a frappé l’ouest du pays, touchant principalement le département du Choco sur la côte Pacifique, ainsi que plusieurs agglomérations de l’Ouest telles que Cali et Pereira.
Le président Abelardo de la Espriella a actualisé le bilan de la catastrophe, faisant état de 265 morts, d’environ 3 500 blessés et de 500 personnes portées disparues. Plus de 11 000 habitations ont été réduites en poussière, laissant des milliers de foyers sans abri.
Une fenêtre de tir qui se referme
Selon les indications des experts, le délai crucial pour espérer retrouver des personnes vivantes sous les décombres est fixé à 72 heures, une limite qui expire jeudi matin. Alejandro Eder, le maire de Cali, a rappelé que la période finale de ce délai est entamée, tout en soulignant que des sauvetages restent possibles au-delà. À Pereira, l’attention des équipes de secours s’est portée sur une boulangerie effondrée pour tenter d’extraire un vendeur ambulant repéré grâce à des détecteurs de vibrations.
Face à l’ampleur des dégâts, le chef de l’État a proclamé trois jours de deuil national pour honorer les victimes, ainsi que l’urgence économique. Ce dispositif confère au dirigeant la prérogative de lever de nouveaux impôts et d’ajuster le budget national sans l’aval du Parlement. Un fonds d’aide spécifique a également été mis en place pour soutenir les sinistrés.
Une population traumatisée et solidaire
De nombreux habitants de la zone touchée passent leurs nuits à l’extérieur, redoutant de nouvelles répliques ou peinant à retrouver des logements jugés trop dangereux. Dans la ville montagneuse d’El Cairo et dans le quartier Providencia de Pereira — une municipalité qui avait déjà subi un séisme destructeur en 1999 —, les résidents constatent la perte de leurs biens et de leurs commerces.
En parallèle, un élan de solidarité s’est organisé à travers le pays. De nombreux citoyens se mobilisent pour distribuer de l’eau et des provisions dans les zones sinistrées ou se portent volontaires pour donner leur sang. Par ailleurs, le premier secrétaire de l’ambassade de France a indiqué qu’aucune victime française n’était à déplorer.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
