Le prince Harry s’apprête à passer davantage de temps au Royaume-Uni aux côtés de Meghan Markle et de leurs enfants, Archie et Lilibet, tout en faisant face aux répercussions financières d’une importante procédure judiciaire. La Haute Cour de Londres a ordonné au duc de Sussex ainsi qu’à six autres plaignants de verser une somme globale de 9,54 millions de livres, soit environ 11 millions d’euros, au groupe Associated Newspapers.
Cette somme représente une avance sur les frais de justice engagés par l’éditeur du Daily Mail, du Mail on Sunday et de MailOnline. Cette décision fait suite à l’échec de la procédure intentée par le prince Harry, Elton John, David Furnish, Liz Hurley et les autres plaignants. Ceux-ci reprochaient à l’éditeur des atteintes à leur vie privée menées sur plusieurs années à l’aide de techniques prétendument illicites. Au début du mois de juillet, les requérants n’avaient pas réussi à démontrer que le quotidien s’était procuré des correspondances vocales ou avait capté des échanges téléphoniques pour rédiger une cinquantaine de papiers publiés entre 1993 et 2018.
Une facture provisoire fixée par la justice
Le juge Matthew Nicklin a fixé cette avance à environ 1,36 million de livres, soit environ 1,57 million d’euros par personne, bien que la répartition définitive dépende de décisions ultérieures. L’éditeur réclamait initialement une somme totale de 34,5 millions de livres, que le magistrat a jugée excessive. Associated Newspapers doit désormais fournir un relevé détaillé de ses dépenses dans un délai de trois mois, ce qui pourrait alourdir la facture finale.
Les plaignants, qui disposent d’une couverture d’assurance pouvant atteindre environ 16,2 millions de livres, ont la possibilité de déposer un recours contre cette décision jusqu’au 2 octobre. L’éditeur a de son côté qualifié le verdict de confirmation importante de sa position et de critique sévère de la démarche des plaignants.
Un retour au pays source d’incertitudes
Ce contexte financier lourd s’ajoute aux interrogations entourant le projet du couple de séjourner plus régulièrement au Royaume-Uni et d’y scolariser leurs enfants, bien que leur résidence principale demeure à Montecito, en Californie. Les Sussex ont quitté leurs fonctions officielles en 2020 et ne prévoient pas de réintégrer la famille royale, dans un climat relationnel toujours délicat, notamment avec le prince William.
La question de la sécurité demeure également entière. Privé d’une protection automatique financée par l’État depuis son retrait, le prince Harry fait face à un débat public sur ce sujet, des estimations évoquant un coût potentiel de dispositif de protection s’élevant jusqu’à 5 millions de livres, soit environ 5,8 millions d’euros.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
