Le dirigeant iranien Massoud Pezeshkian a estimé opportun de stopper le conflit en cours avec les États-Unis. S’exprimant lors d’une intervention devant des membres du corps médical, il a affirmé que son pays se trouvait dans une position favorable face à une administration américaine désireuse de lancer une nouvelle campagne de restrictions financières.
Le chef de l’État a rejeté toute idée de soumission, assurant que son pays riposterait fermement et tiendrait bon. Il a également mis en avant le protocole d’accord conclu en juin avec Washington pour trouver une issue au conflit, qualifiant ce texte de grande réussite diplomatique qui ne comporte aucune clause de capitulation. Les discussions entre les deux nations demeurent toutefois bloquées et les hostilités militaires menées par les États-Unis et Israël durent depuis une demi-année. Téhéran maintient une fermeture partielle du détroit d’Ormuz, tandis que Washington applique un contre-blocus naval.
Tensions économiques et débats internes
Le département d’État américain et l’administration de Donald Trump ont fait part de leur intention d’accroître la pression financière sur la République islamique afin de la contraindre à rouvrir le passage stratégique. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a indiqué qu’une telle stratégie de pression maximale pourrait éviter une reprise des affrontements militaires majeurs, tout en exhortant les alliés de Washington à choisir leur camp pour faire chuter le pouvoir en place. En réponse, le ministère des Affaires étrangères iranien a qualifié ces actions de terrorisme économique et de crimes contre l’humanité.
Ces pressions suscitent des divergences au sein de l’appareil d’État iranien. D’après des analyses concordantes, Massoud Pezeshkian, ainsi que le chef de l’hémislcyle iranien Mohammad Bagher Ghalibaf qui conduit les négociations, avertissent quant à l’aggravation des difficultés matérielles de la population et à la flambée du coût de la vie. Depuis l’Irak, ce dernier a souligné que la solidité militaire ne suffisait pas si l’économie nationale et la circulation financière ne suivaient pas. À l’inverse, les responsables militaires et les Gardes révolutionnaires estiment que le pays est en mesure de supporter cette pression financière et affirment qu’il est impossible de faire confiance à Washington.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
