La situation des Girondins de Bordeaux s’obscurcit considérablement après la décision rendue par le tribunal administratif de Paris. La juridiction a confirmé l’exclusion du club sextuple champion de France des championnats nationaux en raison de problèmes financiers. Cette issue fait planer un risque direct de liquidation judiciaire si le nouveau propriétaire du club abandonnait le projet.
Un rachat tardif rejeté par la justice
Le fonds britannique Sparta Capital, dirigé par trois financiers français, avait acquis le club pour un euro symbolique auprès de Gérard Lopez à la fin du mois de juillet. Afin de combler le déficit ayant entraîné la relégation prononcée par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), les investisseurs avaient consigné 10,6 millions d’euros à la Caisse des dépôts. Des promesses de fonds supplémentaires avaient également été formulées pour éponger les dettes et renflouer la structure.
Cependant, le tribunal administratif a estimé que ces démarches avaient été entreprises hors délai. Le juge des référés a rappelé que les règlements imposent à la DNCG d’examiner uniquement les situations et documents existants au moment de l’audition devant la commission d’appel. Le magistrat a également mis en avant le principe d’équité sportive, soulignant que l’ensemble des clubs doit respecter un calendrier et des contraintes financières uniformes.
Une dernière démarche adressée à la fédération
Face à cette impasse, Me Stéphane Bonichot, conseil de Sparta Capital, a déploré un rejet, estimant que la Fédération française de football avait agi à l’encontre de l’institution bordelaise. Dans un communiqué commun, le fonds et ses partenaires associés de Park Bench ont exhorté la direction fédérale à procéder à un nouvel examen rapide du dossier au vu des éléments comptables transmis.
Les représentants des repreneurs rappellent qu’un tel réexamen peut être sollicité par un seul membre conformément aux statuts. Toutefois, les avocats avaient préalablement prévenu que l’absence de maintien dans la quatrième division entraînerait l’abandon du plan de reprise et la liquidation de la structure.
Une descente progressive
Le club centenaire enchaîne les difficultés depuis l’arrivée de Gérard Lopez à sa tête en 2021, marquée par des passages agités devant les instances de contrôle, une rétrogradation sportive en Ligue 2 en 2022, puis un placement en redressement judiciaire en 2024 ayant entraîné la perte du statut professionnel et du centre de formation. Actuellement engagés au mieux en Régional 1 par la Ligue de Nouvelle-Aquitaine, les Girondins pourraient basculer vers une gestion associative, option évoquée par l’ancien président Jean-Louis Triaud pour assurer le fonctionnement durant une saison.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
