La tension monte au sein des forces de l’ordre. À l’issue d’une rencontre bilatérale organisée au ministère de l’Intérieur, les représentants syndicaux de la police ont exprimé leur profond mécontentement. Les discussions, menées place Beauvau, ont duré plus d’une heure et ont principalement abordé des aspects budgétaires ainsi que la question de la revalorisation de la prime de risque, connue sous l’acronyme ISSP, qui demeure inchangée depuis l’année 2019.
Un sentiment d’incompréhension et de manque de reconnaissance
Le secrétaire général du syndicat UN1TÉ, Grégory Joron, a fait part d’un sentiment d’incompréhension à l’issue de ces échanges avec le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Du côté d’Alliance, le secrétaire général Fabien Vanhemelryck a déploré le manque de considération, de respect et d’augmentations salariales pour les fonctionnaires, affirmant que les policiers continuent d’exercer leurs fonctions dans la rue sans la reconnaissance adéquate. La revendication concernant la revalorisation de la prime de risque n’ayant pas trouvé d’écho favorable auprès du ministre, les représentants syndicaux réclament une enveloppe budgétaire annuelle supplémentaire comprise entre 300 millions et 500 millions d’euros pour la police.
Une mobilisation annoncée pour le 15 septembre
Face à ce qu’ils qualifient de manque d’écoute de la part de Laurent Nuñez, les syndicats se préparent à descendre dans la rue. Fabien Vanhemelryck a prévenu que des milliers d’agents manifesteront le 15 septembre pour exprimer leur colère face aux difficultés du métier, à la dangerosité des missions, au temps de travail et à l’acharnement professionnel. Parallèlement, l’organisation UN1TÉ, tout en se joignant à cet appel à la mobilisation pour la même date, mise sur la perspective d’une nouvelle entrevue prochaine avec le ministre pour tenter de débloquer la situation et d’obtenir des avancées.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
