La formation politique britannique d’extrême droite Reform UK tient son congrès annuel à Birmingham dans un climat marqué par de nouvelles accusations d’irrégularités financières. Son dirigeant, Nigel Farage, tente de se projeter comme futur Premier ministre malgré les controverses qui ébranlent son mouvement.
Une affaire de dons et des démissions
La controverse a rebondi après la diffusion d’un reportage en caméra cachée montrant un collaborateur de Nigel Farage suggérant de contourner la législation pour obtenir un financement de 500.000 livres de la part d’un citoyen américain. Le document met également en cause ce même collaborateur ainsi qu’un autre responsable pour infraction aux règles électorales concernant le financement de sondages par une structure étrangère. Les deux individus ont présenté leur démission.
Face à ses militants, Nigel Farage a rejeté ces allégations, affirmant qu’aucun fonds illégal n’a été perçu et qualifiant l’enquête de canular orchestré par des opposants politiques. Le responsable politique fait également l’objet d’une enquête parlementaire pour non-déclaration d’un don de cinq millions de livres provenant d’un milliardaire en 2024, ainsi que d’une enquête policière visant le financement de son parti.
Soutien de Jordan Bardella et protocole d’accord
Le congrès a été marqué par la présence de Jordan Bardella, président du parti français Rassemblement national, venu apporter son appui au dirigeant de Reform UK. À cette occasion, les deux responsables ont validé un protocole d’accord destiné à endiguer l’immigration clandestine. Le dirigeant du Rassemblement national s’est engagé à faire en sorte que la France cesse d’être un point de passage pour l’immigration irrégulière vers le Royaume-Uni s’il accède à l’exécutif en 2027.
Par ailleurs, le déroulement du congrès a été brièvement perturbé par des militants écologistes du groupe Climate Resistance, avant d’être évacués par le service de sécurité. Les représentants de Reform UK ont également profité de l’événement pour présenter leurs propositions pour leurs cent premiers jours au pouvoir, parmi lesquelles l’arrêt des traversées de migrants depuis les côtes françaises.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
