Le caporal José Olger Melo Charry, soldat franco-colombien de la Légion étrangère française, a retrouvé sa liberté après avoir échappé à ses ravisseurs. L’information a été officialisée par l’état-major des armées français et une source militaire. L’homme, âgé d’une trentaine d’années, était retenu en otage depuis le 6 août dans le sud-ouest de la Colombie.
Une évasion après un mois de détention
Le militaire en permission circulait sur une route du sud-ouest du pays au moment de son enlèvement, effectué en compagnie d’une femme qui avait pour sa part été libérée quelques heures après les faits. Sa capture avait été revendiquée par l’État-major central (EMC), le groupe dissident des anciennes Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) qui avait rejeté l’accord de paix de 2016.
D’après les précisions d’un responsable de l’armée, le caporal a profité d’un moment d’inattention de l’un de ses gardes pour s’enfuir le jeudi 3 septembre. Il a ensuite entamé un périple de quatre jours de marche à travers une zone montagneuse et froide, avant de se présenter aux autorités le samedi 5 septembre, notamment à Policarpa, une localité andine située dans la province de Nariño.
Prise en charge médicale et sécurité
Après s’être signalé aux autorités, le militaire a été héliporté vers un hôpital de Pasto, la capitale de la province de Nariño, afin de recevoir des soins. Selon une source militaire, il est marqué physiquement et mentalement par ces quatre jours passés seul dans la montagne. Les services de renseignement prévoient de mener un débriefing une fois qu’il sera rétabli, bien que l’armée nationale colombienne ne dispose pas encore de tous les éléments précis concernant les modalités de sa fuite. Ses conditions de détention n’ont pas encore été détaillées.
Une source sous couvert d’anonymat a attribué sa survie à son parcours et à son entraînement au sein de la Légion étrangère française. L’homme reste actuellement sous protection en raison d’éventuelles représailles ciblant ses proches résidant dans la région, et s’inquiète lui-même pour leur sécurité. Les autorités colombiennes ont par ailleurs indiqué qu’aucune demande de rançon n’avait été formulée par les ravisseurs. Enfin, le ministère français de la Défense a souligné que le soldat était autorisé à demeurer en France métropolitaine, mais n’avait pas l’autorisation de se rendre en Colombie.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
