L’entreprise américaine Vast s’apprête à coordonner son premier séjour à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Cette mission, baptisée PAM-1, sera placée sous le commandement de Thomas Pesquet. L’annonce a été officialisée lors du Sommet du spatial qui s’est tenu à Paris, en présence du chef de l’État français et du dirigeant du gouvernement grec Kyriakos Mitsotakis.
Un équipage international pour une mission scientifique
Le vol, prévu au plus tôt à l’été 2027, durera environ deux semaines. Il permettra à Adrianos Golemis de devenir le tout premier citoyen grec à voyager dans l’espace. Médecin de vol de formation et ancien résident de la station Concordia en Antarctique, il occupera les fonctions de spécialiste de mission. L’équipage comprend également le Tchèque Aleš Svoboda en qualité de pilote. Une place demeure vacante pour ce voyage entièrement masculin à ce stade.
Vast présente cette expédition comme une étape scientifique majeure afin de préparer le terrain pour sa propre station orbitale, prénommée Haven. Celle-ci a vocation à succéder à l’ISS lorsque cette dernière sera retirée du service et désorbitée dans les années 2030. L’Agence spatiale européenne et Vast ont salué cette initiative, marquant une première pour la société américaine, les séjours privés précédents ayant été confiés à Axiom Space.
Des critiques sur fond de contestation budgétaire
L’initiative ne fait pas l’unanimité. Des salariés du CNES ont exprimé leur désapprobation en marge du Sommet du spatial, dénonçant un contrat conclu avec Vast qu’ils qualifient de soutien financier au tourisme spatial. Dans un communiqué, ils pointent un impact négatif pour l’écologie, la science et la souveraineté industrielle française, regrettant l’absence de contreparties garanties pour la France.
D’autres voix contestent l’utilité scientifique de séjours aussi brefs, estimant qu’une période de deux semaines s’avère insuffisante pour accomplir des recherches ambitieuses. Des critiques s’élèvent également contre le choix de confier le transport d’astronautes européens à des structures étrangères, en contradiction avec les appels réguliers en faveur d’une autonomie du vol habité européen.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
