Le gouvernement prépare le terrain pour le projet de budget 2027. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a confirmé que l’exécutif devra trouver un effort de l’ordre de 30 milliards d’euros d’économies pour boucler l’exercice. Cette démarche vise à atteindre un déficit inférieur à 5,1 %, rejoignant ainsi l’ambition portée par le ministre des Comptes publics, David Amiel.
Privilégier les dépenses et préserver le pouvoir d’achat
Interrogé sur la méthode, le ministre de l’Économie a assuré que ces efforts se concentreront essentiellement sur les dépenses. L’objectif affiché est de préserver le pouvoir d’achat et d’éviter une hausse des impôts, bien qu’un toilettage de certaines niches fiscales reste possible. Le cabinet de David Amiel a précisé qu’une réduction du déficit exige d’accomplir au moins 6 milliards d’euros d’économies sur les versements de base destinés aux retraités pour l’année à venir.
Vendredi, David Amiel avait indiqué qu’il faudrait arbitrer entre l’indexation des retraites sur l’inflation et le maintien de l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités. De son côté, Roland Lescure a affirmé qu’aucune pension ne diminuerait, tout en jugeant utile et juste une participation des retraités aux efforts collectifs. Concernant l’abattement fiscal, le ministre estime que la question reste ouverte avec de multiples solutions envisageables, alors que les consultations politiques se poursuivent.
Perspectives économiques et adoption du budget
Le gouvernement fait face à un contexte économique délicat, marqué par l’alerte de l’Insee sur un décrochage de l’économie française et par l’abaissement de la prévision de croissance pour 2026 à 0,5 %. Roland Lescure a préféré évoquer un simple « trou d’air » lié à des facteurs exceptionnels tels que la guerre ou la canicule. Par ailleurs, pour faire adopter le texte en l’absence de majorité au Parlement, le ministre n’exclut pas le recours aux ordonnances.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
