Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a annoncé que les États-Unis et la Chine s’étaient entendus pour prolonger leur trêve commerciale jusqu’au 10 janvier 2027. Cette décision a été scellée lors d’un entretien à Washington entre le ministre américain et le vice-Premier ministre chinois, He Lifeng. Initialement, cette période de détente économique devait prendre fin le 10 novembre. Selon Scott Bessent, ce délai supplémentaire vise à laisser plus de temps pour évaluer les actions économiques des deux nations, alors que la partie américaine estime que Pékin accuse un léger retard concernant ses achats de produits agricoles.
Cette annonce coïncide avec l’arrivée de Xi Jinping pour une visite d’État de trois jours aux États-Unis. Fait rarissime pour un dirigeant étranger, le président américain Donald Trump, accompagné de son épouse Melania, s’est personnellement déplacé sur la base aérienne d’Andrews pour accueillir son homologue et son épouse Peng Liyuan à la descente de l’appareil. Le chef de l’État américain a ainsi bousclé le protocole habituel pour manifester des égards exceptionnels envers le dirigeant chinois.
Le programme de la visite prévoit un temps fort à la Maison Blanche, comprenant une parade militaire, un accueil solennel et un banquet festif préparé sous la houlette de la Première dame américaine. De grands noms de la technologie, tels que Sam Altman d’OpenAI, Jensen Huang de Nvidia ainsi qu’Elon Musk pour Tesla, SpaceX et X, ont été conviés à cet événement. De son côté, Elon Musk a estimé dans un entretien télévisé que Xi Jinping constituait un grand dirigeant sous la gouverne duquel la Chine a prospéré.
En dépit de cette entente commerciale prolongée, les observateurs n’anticipent pas de percée majeure sur les dossiers épineux qui opposent les deux superpuissances, qu’il s’agisse de l’intelligence artificielle, des minerais stratégiques, du soutien militaire américain à Taïwan ou encore de la guerre contre l’Iran. Les présidents américain et chinois doivent toutefois aborder ces sujets lors de leurs entretiens. Pour Donald Trump, cette visite représente l’occasion de reléguer temporairement au second plan ses difficultés politiques sur le plan intérieur, marqué par une baisse dans les sondages liée au coût de la vie et à un conflit impopulaire au Moyen-Orient, à l’approche des élections de mi-mandat prévues en novembre.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
