La société américaine SpaceX a franchi une étape historique dans le développement de son lanceur géant. Partie du Texas pour son quatorzième essai en vol, la méga fusée Starship a atteint pour la première fois l’orbite terrestre. Cette tentative couronnée de succès intervient après environ dix ans de conception et trois années de vols d’évaluation menés dans la configuration complète de l’appareil. Jusqu’à présent, l’entreprise avait opté pour des trajectoires suborbitales par mesure de sécurité.
Il a fallu un laps de temps d’environ vingt-cinq minutes après l’envol pour que le plus grand engin spatial jamais conçu commence à tourner autour de la Terre. L’entreprise visait une orbite circulaire située à approximativement 275 kilomètres au-dessus du sol, nécessitant une vitesse de l’ordre de 28 000 km/h. Durant cette phase, l’étage supérieur de la structure a procédé au déploiement de 26 satellites Starlink de nouvelle génération. Ces équipements doivent permettre d’accroître la domination de l’entreprise dans la fourniture d’Internet spatial.
Des difficultés surmontées en cours de vol
Le déroulement de l’essai s’est avéré délicat. Jake Berkowitz, un ingénieur de l’entreprise, avait rappelé avant le départ que le passage en orbite ne serait validé qu’en cas de fonctionnement optimal. Un moteur de l’étage supérieur s’est d’ailleurs arrêté de manière prématurée durant l’ascension. Dan Huot, responsable au sein de l’organisation, a confirmé la poursuite de la mission après quelques minutes d’incertitude. Le choix de valider la poussée supplémentaire comportait des risques, une potentielle perte de maîtrise faisant redouter des dégâts pour les autres satellites ou une rentrée atmosphérique non maîtrisée.
Perspectives et futurs essais
Conçu pour être totalement réutilisable, le lanceur est pensé pour des usages ambitieux. Elon Musk ambitionne d’utiliser ce véhicule pour envoyer des centres de données dans l’espace, mener des voyages vers la Lune et vers Mars, ou encore réaliser des ravitaillements en carburant en orbite. Ce quatorzième test, prévu pour durer environ dix heures avec une fin de course programmée dans l’océan Pacifique après six tours de la Terre, ouvre une nouvelle phase pour le programme. D’autres lancements sont par ailleurs prévus par l’entreprise américaine au cours de la même semaine, incluant l’envoi d’astronautes vers la Station spatiale internationale.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
