Les équilibres politiques de la chambre haute demeurent stables à l’issue du scrutin du dimanche 27 septembre. Environ la moitié des 348 fauteuils du palais du Luxembourg étaient en jeu lors de ce renouvellement partiel intervenant tous les triennats. La droite et le centre droit préservent la nette majorité dont ils disposent depuis l’année 2014, portée par les groupes Les Républicains et Union centriste.
Le président du Sénat, candidat à sa succession, peut compter sur cette assise solide pour demeurer au perchoir sénatorial. Les Républicains, qui comptaient 131 sièges avant l’élection, enregistrent des pertes notamment en région Provence-Alpes-Côte d’Azur face à la progression du parti d’Eric Ciotti, l’Union des droites pour la République. Max Brisson, sénateur LR des Pyrénées-Atlantiques, a évalué le groupe Les Républicains aux alentours de 125 membres après cette échéance. Plusieurs figures de la majorité sortante ont conservé leur mandat, à l’instar de Bruno Retailleau en Vendée et du président du groupe LR Mathieu Darnaud en Ardèche. Du côté du groupe Union centriste, fort de 59 élus auparavant, l’objectif était d’atteindre ou dépasser la barre des 60 sièges.
Le Rassemblement national dépasse les dix sénateurs
Le scrutin consacre une progression notable pour le Rassemblement national qui parvient, avec ses alliés du parti d’Eric Ciotti, à envoyer onze nouveaux élus au palais du Luxembourg et franchit ainsi le seuil requis pour fonder le premier groupe parlementaire de son histoire à la chambre haute. Avant l’élection, la formation politique ne comptait que trois sénateurs. Marine Le Pen a salué une percée générale et une victoire historique sur les réseaux sociaux. Dans la même ligne, Sébastien Chenu a évoqué une réparation d’anomalie démocratique, tandis que Jordan Bardella a indiqué que ce futur groupe portera la voix de la ruralité et des territoires oubliés. Le parti a notamment récolté des sièges dans les Bouches-du-Rhône, le Var, les Alpes-Maritimes et la Gironde avec l’élection de la députée et vice-présidente Edwige Diaz.
Première entrée pour La France insoumise
La gauche conserve globalement sa stabilité, malgré la perte de quelques sièges pour le Parti socialiste et Les Ecologistes. Les sénateurs communistes sortants ont tous été réélus sans enregistrer de gains, et la présidente du groupe Cécile Cukierman a souligné la constance de ses effectifs. L’événement marquant à gauche demeure la première entrée de La France insoumise au Sénat. Le mouvement de gauche radicale souhaitait faire entrer des représentants dans cet hémicycle qui lui était inaccessible depuis sa création. Gabriel Amard, gendre de Jean-Luc Mélenchon, l’a emporté dans le Rhône. Jean-Luc Mélenchon a qualifié cette élection de signe d’heureux augure pour l’échéance présidentielle à venir. Par ailleurs, Marc Péré a été élu en Haute-Garonne sur une liste d’union de la gauche soutenue par La France insoumise, Les Ecologistes et Génération.s.
Rédigé par la rédaction de Pressecrite.fr
